Recherche des racines entières. Soit a une racine, on
sait que le premier membre de l’équation est divisible par y — a, en sorte qu’il peut se mettre sous la forme
(y— a) ( y m ... + B„i y -f- Bm-i ).
Écrivons que les deux expressions du premier membre sont identiques, il vient :
Am
ou
. I, n Am — I Bm — 1 ,,
Am — 1 fJm— 2 G Bm — I ~ == Dm— 2
Am— 2 — — Bm— ;j ü -f B*
A, = B,fl -f B s
Am— 2 B m i
— — Bm— 3
d’où résultent les conditions suivantes :
Étant donnée une équation algébrique à coefficients entiers et dans laquelle le coefficient du premier terme est l’unité; pour qu’un nombre a soit racine de celte équation, il doit:
1° Diviser le dernier terme A m ;
2° Diviser la somme faite en ajoutant le quotient obtenu au coefficient A„i du terme précédent;
3° Diviser la somme faite en ajoutant le second quotient obtenu au coefficient A„j , et ainsi de suite.
Enfin, la dernière division doit donner pour quotient — 1.
Si a ne remplit pas toutes les conditions énoncées, il n’est point racine.
Si a remplit toutes ces conditions, il est racine, car elles établissent que le premier membre de l’équation est divisible par y — a. De plus, les quotients successifs trouvés, changés de signe, sont précisément les coefficients successifs des divers termes du quotient de la division du premier membre par y — a, ce qui ramène la recherche des autres racines entières à celles des racines d’une équation dont le degré est inférieur d’une unité à celui de l’équation proposée.