‹ Traité de mécanique céleste (volume 4)Chapitre 72 sur 133 · Posons · texte numérisé non relu

Posons

la formule (2) va devenir

S ==^Ao+ ^ A,(^4-5-»)+ '- A,{z'-^z-')-^.

+ — ^ Bi {z - ^-' ) + — L= B2 (^^ 2\/ — I 2y — I

23o CHAPITRE XIV.

en posant

P,. ^lA. + i-'L,

d'où

!Ao= 2 Pq, A, = P, + P„

' zPd'C est égale à 211, et qu'elle

est nulle si/? désigne un nombre entier quelconque positif ou négatif; cela résulte de la formule

I zPdt;= I cospKdZ -hs/—i j sinpKd^'

On aura donc, en multipliant les deux membres de l'équation (5) par z-^dt, et intégrant entre les limites o et itz,

(7) 2T:Pi=z f S5-'^C;

cette formule a lieu pour toutes les valeurs entières de i, positives, nulles ou négatives.

Posons maintenant

il existe entre les variables z eis une relation importante; on a, en effet,

Ç = « — e sin 11 ;

d'où

Remplaçons \/— I sin M par

et nous trouverons

(9) ^ = 5Ef^('~^); telle est la relation cherchée.

Nous aurons ensuite

d^z=z {\ — e cos

u)dif= \i-^(s+^\\du;

portons ces valeurs de z et de d^ dans la formule (7); elle va nous donner, en remarquant que, si C croît de o à su, u croît lui-même de o à au,

2T:Pi= f S5--'E^v ~^^ ri. ^ ^5+ 1^1 du ou bien (10) 27:P/=/ \]s-'du,

en posant

(„) U = SEÏH)[,-f(.^i)].

La fonction* S est développable en série convergente procédant suivant les puissances positives et négatives de^; cela résulte des formules (i) et (8); il en est de même du produit de S par l'expression

c'est-à-dire de U.

Nous pouvons donc écrire

i U = p; -+- p; 5 + p; 5^ + . . . + p; 5'" + . . . ( +p1i^-/+pi25-2+...+p:.,-5-'4-....

On conclut de cette équation que l'on a

X27t l]s-'dj='2nVi,

et, en comparant cette formule à la formule (10), on arrive à

Donc le coefficient P; de s', dans le développement de (5), est égal au coefficient P^. de 5' dans le développement ( 1 2) ; on voit qu'on est ramené à développer, suivant les puissances de s, la fonction U qui est un produit de trois facteurs:

l'un j f ^ + - j est tout développé, l'autre E^^ ^^ se développe aisément

(cela introduit les fonctions deBessel); enfin, dans un grand nombre d'applications, S est une fonction simple de s : c'est en cela que consiste le théorème de Cauchy.

Quand on aura déterminé ainsi les coefficients P,, on calculera A^ et B, par les formules (6).

On peut donner au théorème de Cauchy une forme différente ; écrivons d'abord l'équation (7) comme il suit :

Si nous intégrons par parties, il vient, en remarquant que S prend la même valeur pour ^ = o et ^ = 27r,

i\/—iJo «Ç i\/—iJo ds du

Remplaçons z par sa valeur (9), et ^ par \/^ E"^ = ^v/--^, et nous trouverons finalement

(i3) 27iP,==4 r''s-(^'^^~¥M'~~''^du.

i Jo ds

Or, si nous considérons la fonction

i ds '^

et que nous la supposions développée suivant les puissances positives et négatives de s, de manière à avoir

nous en conclurons, en multipliant par jf-^'-^f/w et intégrant de o à 2'it relativement à u, s

(i4) 27rQT*-*^4 r^'s-i^-^^'^E^^'"' du

»-' i Jo as

La comparaison des formules (i3) et (i4) donne

P.= Q:-i; donc P, est le coefficient de 5'-' dans le développement de la fonction V.

THÉORÈME DE CÂUCHY. — NOMBRES DE CAUCIIY. 233

Voici donc le théorème complet dû à Cauchy : Considérons le développement

+ P iS-» + ...-^P,-s-'4-... .

I'* P, est égal au coefficient de 5' dans le développement de la fonction

(.) 0 = SEÏH)[,i(,.l)].

2" P/ est encore égal au coefficient de s^~'^ dans le développement de la fonction

^ i as

Dans les applications, on prendra celle des deux formes qui paraîtra la plus avantageuse; il faut remarquer que, pour le calcul de P^, «étant nul, on devra employer la forme (a).

On pourra se convaincre facilement qu'en partant de la forme (a), et passant ensuite des valeurs des coefficients P, à celles des A^ et B/, on retombe sur les formules (3).

Faisons néanmoins une application au développement de -■, déjà considéré

ci-dessus.

On a

la fonction U se réduit à

Vi est donc égal au coefficient de s^ dans le développement de E^^ ^\ c'està-dire à Jj(/e); P.., est égal à J,(— «e) =i^(^ie) = P,. Les formules (6) donnent

- Ao=: Jo(o) =1, ki = iii{ie), B,=o;

on retrouve bien la formule déjà obtenue

- = H- 2 ^ ii{ie) cosiÇ.

Avant de faire des applications plus compliquées, nous allons introduire des coefficients numériques que l'on rencontre dans plusieurs questions, et auxquels on a donné le nom de nombres de Cauchy.

89. Soient y et q deux nombres entiers positifs ou nuls, pun entier quelconque, positif, nul ou négatif; l'expression

peut être développée suivant les puissances positives et négatives de a;; le développement contient d'ailleurs un nombre limité de termes. Nous représentons par N^j y le terme indépendant de œ dans ce développement; on peut dire aussi que ^-p,j,q est le coefficient de ccf dans le développement de l'expression

(x-^ — j (x ] suivant les puissances de x; '^-pj,q représente l'un quelconque des nombres de Cauchy. L'introduction de ces nombres permet de présenter d'une manière plus simple certains développements qui se rapportent au mouvement elliptique; nous allons faire connaître quelques-unes de leurs propriétés.

On a

= 1, si j' + q—p est nu],

—-0, si y + ç —/? est négatif ou impair.

En effet, le développement du produit (x-^-\ ix — ~\ est de la forme

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