‹ Traité de mécanique (volume 4)Chapitre 243 sur 364 · A^ ÉQUILIBRE DU TREUIL · texte numérisé non relu

A^ ÉQUILIBRE DU TREUIL

Et substituant dans Téquation (i) les valeurs de S et S", il viendra ^

(2) PxDA = QxOB + — :L=XQC X [v/P'«-|- Q'«+ 2P'Q'cos(P', (T) -h Vp"* h- Q"« -h 2P''Q"cos(P", Q")]-

Dans cette équation, OA, OB, OC sont connus : la force Q est connue en grandeur et en direction ; on en déduit Q' et Q". La force P est inconnue en grandeur, mais' elle est connue en direction ; elle agit dans le plan de la roue du treuil, et, si on la décompose en deux forces P' et P", situées dans les plans moyens des tourillons, on connaîtra les rapports des composantes à la force totale. Les forces P' et P" peuvent donc s'exprimer par des produits de la forme Pp., Pi*', où les coefficients ;* et \>f sont connus d'après les dimensions de la machine. Enfin les angles (P', Q') et (P", Q") sont aussi connus. L'équation (2) ne contient plus qu'une inconnue P, et peut servir à en déterminer la valeur.

Pour cela, le jnieux est de procéder par approximations

successives; on négligera d'abord lé terme contenant les

radicaux, qui est multiplié par un nombre f toujours

petit si la machine est en bon état d'entretien. Cette hypo-

OA thèse fera connaître une valeur de P égale à Qx-j^n; c'est

la valeur exacte que Ton trouve quand on suppose le frottement nul. Cette première valeur de P sert à calculer des valeurs de P' et P" qui, substituées dans les. radicaux, en donnent une première valeur approchée. L'équaiion (2) conduit par suite à une seconde valeur de P, qui sert à en calculer une troisième, et l'on peut pousser ce calcul aussi loin qu'on le voudra.

MÉTHODE d'approximation DU GÉNÉRAL PONGELET.

275. L'équation (2), dégagée de ses radicaux, serait du quatrième degré en P; le général Poncelet a indiqué une méthode

MÉTHODE DE PONGELET. 423

qui permet d'y substituer une équation du premier degré, avec une approximation définie.

Celte méthode repose sur la détermination la plus convenable possible des deux coefficients constants. M et N, pour que la fonction linéaire

M«4-Ny

puisse être substituée, dans un intervalle donné, au radical carré v^aî*-f-t/".

Les radicaux de l'équation (2) sont de la forme

Vx*H-Y«-i-2XYcose;

mais on peut les ramener à la forme sjx^ -h ;/.% en posant

X 4- Y cos.O = X

et

Y sin 0 = y.

Nous supposerons qu'on demande de déterminer M et N de manière que, pour toutes valeurs du rapport - comprises entre 0 et un nombre positif X donné, Verreur relative

y Mx 4- Ny — ^g^ 4- y*

soit la moindre possible en valeur absolue.

Faisons - = ti, et divisons par x les deux termes delà fraction. Elle est ramenée par là à la forme

M + Nti — v'îTw*

Pour tt = 0, elle prend la valeur V = M — 1 .

Elle s'annule pour deux valeurs u' et xf^ satisfaisant à Téquation du second degré

OU bien

(N« — 1) w» + 2MNu 4- (M* — 1) = 0.

Pour que les deux racines de cette équation soient positives,

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