‹ Traité de mécanique (volume 4)Chapitre 92 sur 364 · DU FROTTEMENT DE GLISSEMENT · texte numérisé non relu

DU FROTTEMENT DE GLISSEMENT

98. Dans les exemples donnés plus haut, nous avonâ admis que, lorsqu'un point est assujetti à glisser sur une surface ou sur une courbe fixe, la réaction de la surface ou de la courbe est normale. L'expérience dément celte hypothèse. Quand on fait glisser un corps sur une surface matérielle^ la réaction de la surface sur le corps n'est pas normale à la surface : elle peut se décomposer en doux forces, l'une normale etTautre tangentielle, et cette dernière compor santé prend le nom de frottement de glissement.

L'étude expérimentale du frottement a été faite par Coulomb, en 1781, et l'on se sert encore aujourd'hui des lois suivantes qu'il a le premier formulées.

Quand un corps mobile glisse sur une surface fixe^ le frottement quHl subit est une force tangentielle à la surface^ et dirigée en sens contraire du mouvement ; cette force dépend de la nature des surfaces en contact; elle est indépendante de leur étendue et de la vitesse de glissement; enfin elle est proportionnelle à la pression mutuelle qui s exerce normalement à ces surfaces. En vertu du principe de Taclion et de la réaction, un frottement égal et contraire est subi par la surface fixe sur laquelle le glissement a lieu.

• Soit RR' un plan fixe, sur lequel glisse le corps ABCD dans le sens de la flèche a ; le contact a lieu sur toute retendue de la face CD.

La force P est la pression normale exercée par le corps sur le plan RR' ; une force égale et contraire, P', sera la réaction de la surface sur le corps* Les lois du frottement nous apprennent qu'en outre de cette force normale P', la surface exerce sur le corps une réaction tangentielle F, dirigée en sens contraire du mouvement, et que le corps exerce

Fig. 93.

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