‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 152 sur 226 · CENDRES · texte numérisé non relu

CENDRES

(2) 132 gr

(70 gr. fèculents, 50 gr. graisses. 12 ffr. sucre)

(3) 305 gr

(200 gr. féculents, 80 gr.

graisses, 25 gr. sucre)

Expérience chez un chien du poids de 18 kilogrammes (Jiro Tsuboi). 1500 gr. de Yiande (dont 361 gr. de substance sèche et 51 gr. d'azote) laissent environ 10 gr. de fèces sèches et 0,7 gr. d'azote.

D'autres substances s'éliminent encore par Vintestin, notamment les substances minérales, les virus, etc. La principale voie d'élimination du

fer, c'est la muqueuse digestive. C'est par là qu'est rejeté presque tout lefer inutile àrorganisme{MEYER,JACOBY et GouLEB, Voit, Dastre). En tout, lefer qui passe par l'intestin de l'homme est de 2 à 3 centigr. (Meyer, Lapicque). Une partie provient des aliments inutilisés; une partie de la bile (2 à 3 milligr. d'après Anselm, Dastre); le reste provient de l'organisme et est excrété par la muqueuse intestinale.

Remarque. — Les substances sécrétées par le tube digestif paraissent former la partie essentielle des fèces. En effet, si on fait ingérer à des sujets des substances de composition chimique variée (telles que riz, viande, farines...), mais complètement digestibles, on constate que la constitution des fèces est dans une certaine mesure indépendante du régime. Dans l'ensemble, quel que soit le régime, les fèces présentent les mêmes caractères et contiennent environ 8 à 9 p. 100 d'azote, 12 à 18 p. 100 d'extrait cthéré et 11 à 15 p. 100 de cendres (Pralsnitz : exp. chez l'homme).

La composition des fèces n'est en général jamais en rapport direct avec les ingesla. Même si les aliments ingérés sont mal digérés et absorbés, il se forme des fèces dont la teneur en azote peut être supérieure à celle des ingesta par suite du mélange des résidus avec les sucs sécrétés en abondance par l'intestin. Certaines substances paraissent provoquer dans l'intestin la sécrétion d'un suc plus abondant que d'autres, mais on sait peu de choses sur ce sujet (Prausnitz).

II. Volume des fèces. — Le volume est en rapport avec la digestibilité des aliments. Les aliments végétaux riches en cellulose provoquent l'expulsion des fèces les plus volumineuses. Chez l'homme nourri au régime habituel, la quantité des fèces peut être évaluée en général de 120 à 150 grammes, dont 39 à 37 grammes de substances sèches. Ces chiffres peuvent monter à 400, 500 grammes. Ils augmentent surtout avec le régime végétal grossier.

Chez les divers animaux, les qualités des fèces varient non seulement suivant le régime alimentaire, mais suivant le type auquel appartient l'animal. Ainsi les bœufs, les moutons, les chameaux, tous herbivores, ont cependant des fèces d'un aspect tout à fait caractéristique.

m. Consistance. — La consistance des fèces dépend du régime et du temps qu'elles ont séjourné dans l'intestin. Lorsque les matières y ont séjourné longtemps, elles perdent leur eau et deviennent dures.

IV. Couleur. — La couleur foncée des fèces est due à la présence d'hématine, de sulfure de fer, d'hydro-bilirubine.

L'alimentation exclusivement carnée rend les excréments foncés ; le régime herbacé, verts. Les préparations métalliques (fer, bismuth),

le sang, colorent les fèces en noir, en rouge ou en brun. Le -calomel en vert. Dans les cas d'ictère avec obstruction du canal cholédoque ou chez les chiens dont la bile est dérivée par une fistule, les excromenls décolorés prennent une teinte grise. — Normalement, les fèces ne donnent pas la réaction de Gmelin (Nothnagel).

V. Odeur. — Due à un ensemble de produits volatils : phénol, indol, scatol, acides gras volatils; parfois à de Thydrogène sulfuré.

VI. Variations. — En dehors, du type moyen, les fèces peuvent <lifférer énormément suivant un très grand nombre de conditions : lésions locales, affections générales.

Vil. Toxicité. — L'extrait aqueux des matières fécales est toxique. Il produit •de rabattement, de la diarrhée, des phénomènes dyspnéiques. L'extrait alcoolique est le plus nocif. 11 tue même à faibles doses. Dans un cas, Bouchard a vu l'extrait alcoolique de 17 grammes de fèces tuer en déterminant de grandes convulsions.

ÂRLOiNG et Nicolas ont injecté des extraits aqueux et alcooliques dans la veine Jugulaire de lapins ; chaque centimètre cube répondait à 4 ou à 2 grammes de matière. La toxicité des extraits a été variable ; pour les matières fécales fraîches : 50 à •68 centimètres cubes (extrait aqueux), 20 à 50 centimètres cubes (extrait alcoolique), ont provoqué des convulsions, de la diarrhée, de Thypothermie, etc.. La mort tsurvenait, tantôt rapidement, tantôt lentement, parfois même seulement au bout de plusieurs jours. Dans ces derniers cas, les animaux présentaient de la fièvre.

Méconium. — On donne le nom de méconium au contenu de Tîntestin du fœtus. Cette substance constitue une masse brune, poisseuse, sans odeur fétide «t de réaction généralement acide. Elle est formée principalement des éléments -de la bile : acides biliaires, biliverdine, bilirubine, graisses, cholestérine (Hoppe- Seyler). Guh.lemonat a signalé la présence de fer. Pas de microbes ni de produits résultant des fermentations putrides.

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