‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 155 sur 226 · A. — PREHENSION · texte numérisé non relu

A. — PREHENSION

Tantôt l'animal est fixe et l'aliment va à lui porté par un courant d'eau que des cils en mouvement peuvent créer autour de lui ; tantôt l'aliment est fixe et l'animal l'atteint et l'attire à lui par difKrents moyens. Les organes de préhension sont extrêmement divers. Les cils des infusoircs et des rotifères, les tentacules des polypes, les pattes-mâchoires des articulés, les lèvre^s des mollusques, la

langue du caméléon, de certains oiseaux, de quelques ruminants, le bec et les serres des oiseaux, la trompe de Téléphant, les fanons de la baleine, en sont des spécimens variés.

Encore une fois, c'est la nature physique de Taliment qui décide le mode de préhension, lequel change avec le développement. Suivant la remarque de Cl. Bernard, les jeunes des mammifères sont tous suceurs avant de devenir herbivores, carnivores ou omnivores. Le têtard est herbivore; la grenouille Carnivore. Et parmi les changements organiques qui doivent coïncider avec ce change- ^tifor^uS'^^^^^^ ment de régime, on constate la diminution du tube Max Schultze;. digestif. Quelques pseudo-

Chez l'homme, la préhension des aliments est podea ont pris une \ '^ navicula,puia,en se

assez différente de ce que nous la voyons chez la raccourcissant proplupart des autres mammifères. Elle s'opère à peu SènfnT à^^oîiver^ près exclusivement à l'aide du membre supérieur, ture de la coquille. Ceci en raison de l'attitude bipède et de l'adaptation du membre supérieur, de la main, des doigts, à une foule de mouvements du môme genre. L'homme civilisé se sert même pour cet acte le plus souvent d'instruments particuliers à l'aide desquels il divise une première fois les aliments solides et porte à sa bouche et solides et liquides.

Succion. —. Le nouveau-né trouve dans le lait de la mère un aliment complet. Cet aliment liquide sécrété dans la glande mammaire est retenu en provision dans les canaux galactophores renflés sur leur trajet pour lui servir de réservoir. Le jeune applique ses lèvres autour du mamelon en fermant rorifice buccal en arrière par rabaissement du voile du palais, retire la langue d'avant en arrière dans la bouche, fait le vide dans cette cavité et y aspire le lait par succion.

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