B. — MASTICATION
Lorsque les aliments sont solides et résistants, ils doivent être broyés et divisés. C'est le but de la mastication. La division mécanique des aliments s'effectue en général par des organes durs, plus spécialement adaptés à cet usage : les dents. Celles-ci sont implantées sur les maxillaires. Toutefois, chez quelques animaux, il existe des dents dans le pharynx et jusque dans l'estomac.
La denture ou l'ensemble des dents varie avec le régime. On appelle incisives les dents implantées dans les os intermaxillaires et celles qui leur correspondent à la mâchoire inférieure. Elles atteignent leur maximum de développement chez l'éléphant
(défenses) et chez les rongeurs. Les canines conslihient la paire do dents occupant Textrémité antérieure des os maxillaires supérieurs et la paire correspondante à la mâchoire inférieure. Elles offrent leur maximum de développement chez les carnivores et font défaut chez les rongeurs. On nomme molaires toutes les autres dents. Les molaires sont les véritables instruments masticateurs; aussi sontelles les dents les plus constantes.
L'expression fractionnaire suivante indique le nombre et la répartition des dents chez Thomme :
ce qui veut dire qu'il existe à chaque mâchoire et de chaque côté 2 incisives, 1 canine et 5 molaires.
Les dents ^oni permanentes ou temporaires. Dans ce dernier cas, les premières dents tombent et sont remplacées par d'autres plus volumineuses en corrélation avec Uaccroissement des mâchoires. Chez l'homme, toutes les dents se renouvellent, sauf de chaque côté et à chaque mâchoire trois molaires. La première dentition commence en général vers l'âge de six mois. La seconde dentition commence à Tâge de sept ans.
Suivant l'espèce, la mastication peut se faire en divers points du tube digestif. Chez les oiseaux granivores, le bec constitue presque uniquement un instrument de préhension. La trituration des graines est faite par les masses musculaires puissantes du gésier.
La trituration dos aliments est parfois précédée d'une véritable imbibition, d\ine sorte de ramollissement des aliments. Le phénomène se produit chez les oiseaux granivores dans le jabot.
Chez les ruminants, les aliments ingérés séjournent d'abord dans la panse où ils subissent une véritable macération, puis ils remontent dans la bouche pour être broyés. De là ils descendent ensuite dans la caillette qui constitue le véritable estomac actif (Voy. p. 419).