‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 210 sur 226 · C6H*.CH · texte numérisé non relu

C6H*.CH

Vindoxyle qui en s'unissant de même à Tacide sulfurique donne un acide indoxylsulfurique :

SO*H« + C8H7AzO = C^HUzSO* -f H^O Indoxyle. Acide indoiyl-

sulfurique.

Et des indoxylsulfates

C8H«NaAzS0^

Le scatoxyle (méthylindoxyle), qui donne de Tacide scatoxylesulfurique :

S0*H8 + C»H6(GH3)AzO = C8H6(CH»)Az.SO* -+- H*0 Scaloijle. Acide scatoixlsulfurique.

Indol et scatol. — L*indoxyle et le scatoxyle naissent, comme les autres phénols, dans Tintestin, par fermentation microbienne de certaines substances azotées, mais avec cette différence que ces fermentations donnent naissance d*abord à de Vindol et à du scatol, qui, en s oxydant, deviennent de Tindoxyle et du scatoxyle, avant de s'unir à Tacide sulfurique :

CSHUzO + 0 = CfiWAzO

lodol. Indoiyle.

C»H6(CH»)Az + 0 = C8H«(CH»)AzO

Scatol Scatoxjle

(méthylindol). (mélhylindoiyle).

II. Lieu de la réaction. — La synthèse des phénols et de Tacide sulfurique se fait dans le foie principalement. On en a pour preuve la quantité de phénolsulfates qui a été trouvée plus considérable dans le foie que partout ailleurs, y compris le sang. Les phénols, corps toxiques formés dans Tintestin et nécessairement absorbés en partie par la veine porte, sont ainsi convertis en substances non toxiques (les phénolsulfates), ce qui est en accord avec le raie protecteur qui est généralement attribué au foie.

Indican. — L'indoxyle et le scatoxyle contiennent, comme on voit, un atome d'azote, ce qui rattache, au moins théoriquement, ces substances aux composés azotés de Turine. — L'indoxyle se rattache à une substance qui, dans certaines conditions, peut colorer l'urine, le bleu indigo. En traitant les urines par Tacide chlorhydrique en ébullition, Tacide sulfurique des indoxylesulfates (s'il en existe) est déplacé et Tindoxyle mis en liberté. Si alors on ajoute à Turine du chlorure de chaux par petites portions, il se produit du bleu indigo. En agitant le tout avec du chloroforme et en laissant ensuite déposer, on voit le chloroforme plus dense former au fond du vase une couche bleuâtre, qui contient la matière colorante.

Phénol et paracrésol. — En aciduiant Turine par lacide chlorhydrique on met en liberté Tacide sulfurique des phénolsulfates et des paracrésolsulfates. Le phénol et le paracrésol étant volatils, on peut les séparer alors par distillation; traités par Teau de brome, ils donnent des composés cristallisables insolubles dans Teau: le tribromophénol C^R^Br^ORei le ^n6romoparacré«o/, C*HBr'OHCH^

Dosage du soufre urinaire. — On a des moyens de reconnaître et doser isolément les sulfates, les phénolsulfates et le soufre difficilement oxydable de Turine en amenant artificiellement ce dernier à Tétat d'acide sulfurique par certains oxydants énergiques.

Dosage séparé des sulfates minéraux et des phénolsulfates. — Les sulfates minéraux sont précipitables par la baryte; les phénolsulfates ne sont point précipités par la baryte. On peut donc isoler les premiers, après précipi-

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tation, à Tétai de sulfates de baryte, dans Turine acidulée par Tacide acétique. La liqueur, séparée du précipité par filtraiion, contient les phénolsulfates ; on peut de môme les séparer et les doser à Tétai de sulfates de baryte. Il faut pour cela aciduler la liqueur avec Tacide chlorhydrique et porter à Tébuliition en présence d*un excès de chlorure de baryum : Tacide sulfurique du phénolsulfate est déplacé par Tacide chlorhydrique et précipité sous forme de sulfate de baryte. Les précipités recueillis sur des filtres tarés sont séchés, calcinés et pesés.

Dosage simultané des sulfates et phénolsulfates. — Si Ton tient à doser en une fois le soufre des sulfates et des phénolsulfates, on commence par décomposer ces derniers en acidulant Turine par Tacide chlorhydrique, on fait bouillir, on ajoute un excès de chlorure de baryum, et tout Tacide sulfurique est précipité à Tétat de sulfate de baryte, qu'on recueille et qu'on pèse, et sert à évaluer sous forme d'acide sulfurique le soufre des sulfates et des phénolsulfates.

Soufre difficilement oxydable. — Après la séparation du sulfate de baryte, le liquide qui a traversé le filtre est évaporé, puis incinéré au contact du nitrate de potasse, et fournit une nouvelle quantité d'acide sulfurique, qu'on peut recueillir comme le précédent, par précipitation : elle sert à évaluer le soufre difficilement oxydable qui avait, dans l'organisme, échappé à l'oxydation et qu'on a ainsi oxydé artificiellement.

Soufre total. — Si on évapore Turine avec 45 à 20 grammes p. 100 de nitrate de potasse pur, et qu'on incinère le résidu, tout le soufre de Turine se trouve ramené à Tétat d'acide sulfurique : le soufre facilement oxydable des sulfates et phénolsulfates et le soufre difficilement oxydable des corps azotés.

Le soufre difficilement oxydable est lui-même subdivisible en deux parts : Tune, la principale, qui peut être oxydée à chaud en présence du brome ; l'autre, qui n'est oxydable que par le nitrate de potasse au rouge (Lépine).

Dans l'ictère, dans la pneumonie, le soufre difficilement oxydable augmente notablement.

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