C. — PHOSPHORE URINAIRE
Le phosphore existe dans Turine sous la forme d'acide phosphorique associé principalement.
Origine. — Les aliments contiennent des phosphates qui s'éliminent parles urines; mais, d autre part, des corps à la fois azotés et phosphores, comme los/rVzVA/n^.vet les nudéalbimiines, en se décom-
Vig. IbS. — Phosphate bi basique de chaujc Fig. 169. — Phosphate ammoniaco-ma- (d'après A. Gautier). gnésien (*).
(*) obtenu a, par évaporation lente; 6, par évaporation rapide de l'urine (d'après
A. Gautier).
posant dans l'organisme, mettent en liberté du phosphore, lequel, en s'oxydant, donne de Tacide phosphorique qui, en présence des carbonates alcalins, fournit une nouvelle quantité de phosphates ajoutée à la précédente.
Dosage volumétriqne des phosphates. Principe de la méthode. — Une
liqueur contenant des phosphates, si on Tacidifîe avec Facide acétique libre, et si on la chaufîe, donne par les sels d'urane un précipité blanp jaunâtre de phosphate d urane, insoluble dans Tacide acétique, soluble dans les acides minéraux. La quantité de sel d'urane employée en la faisant tomber goutte à goutte dans la liqueur (quantité évaluée en volume en se servant d'une solution titrée) indique la quantité d'acide phosphorique. La difficulté est seulement de s'arrêter au moment précis où la précipitation est complète. Pour avoir une indication à cet égard, on fait intervenir dans l'opération une réaction supplémentaire colorante qui ne peut précisément se produire qu'à partir de ce moment précis. Cette réaction, c'est la coloration brune que prend une solution de ferrocyanure de potassium quand on y verse une solution de sel d'urane. — En mélangeant une solution de ferrocyanure de potassium à l'urine contenant les phosphates acidifiés avec l'acide acétique et chauffée, le sel d'urane précipitera d'abord uniquement les phosphates et, quand ceux-ci seront totalement précipités, donnera la coloration ou le précipité brun de ferrocyanure d'urane. Pour enlever à l'urine les acides minéraux qui redissoudraient le phosphate
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d'urane, on y ajoute préalablement un grand excès d'acétate de soude, dont Talcali sature ces acides pendant que Tacîde acétique devient libre.
Phosphore incomplètement oxydé. — Les réactifs habituels qui précipitent les phosphates (sulfate de magnésie, chlorhydrate d'ammoniaque, ammoniaque, etc.) n'entraînent pas dans le précipité tout le phosphore de l'urine. Après fiitration du mélange, le liquide clair filtré en contient encore. C'est du phosphore qui est à l'état, non d'acide phosphorique, mais d'acide phosphogl y cérique (très probablement) représentant une oxydation moins avancée. On le décèle en le transformant en acide phosphorique par l'action d'oxydants énergiques.
Pour cela, le liquide urinaire, débarrassé des phosphates, est concentré par l'évaporation et additionné d'un excès de sulfate de potasse, puis incinéré et repris par l'eau ell'acide azotique; le molybdate d'ammoniaque donne alors, à chaud, un précipité jaune d'acide phosphomolybdique. — L'acide phosphoglycérique est un constituant des lécithines; celui qui existe dans l'urine provient vraisemblablement de leur décomposition.
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