Action des muscles intercostaux externes
Le raccourciBsement (contraction) du muscle, étant donnés ses points d'attache, relevé les côtes.
Fig. 44. — Action des muscles intercostaux internes.
Le raccourcissement du muscle abaisse les côtes. ^Positions des côtes, exagérées pour la démonstration.)
partie constitutive de la cage thoracique, semblent bien avoir pour fonction spéciale de mouvoir les côtes, et néanmoins les opinions
les plus contradictoires ont été émises sur leur rôle fonctionnel dans la respiration. La faible longueur de leurs fibres, ainsi qu<v les dispositions particulières de leurs attaches, rendent difficile l'application sur eux des appareils myographiques. Bkrnouilli et Hamberger ont déduit leur fonction d'une construction géométrique, qui montre que le raccourcissement des intercostaux externes entraîne l'élévation et l'écartement des côtes (fig. 43), tandis que celui des intercostaux internes amène leur abaissement et leur rapprochement (fig. 44). Les intercostaux externes seraient donc inspirateurs, et les intercostaux internes expirateurs.
IL Expiration. — Le poumon, cavité élastique distendue par les muscles inspirateurs, travaille ensuite comme un ressort pour abaisser les côtes et remonter le diaphragme dans la position d'expiration. Cette force élastique serait suffisante à produire le mouvement expiratoire dans les conditions de la respiration ordinaire. Néanmoins, il est dos muscles expirateurs. Lorsque c<îux-ci interviennent, leur action non seulement aide et accélère le mouvement de retrait de la poitrine, mais elle le complète. Grâce à elle, la position limite que les côtes tendent à prendre à' la fin de l'expiration ordinaire est dépassée, et une nouvelle quantité d'air est chassée du poumon : ce sera Y expiration forcée.
11 peut arriver telle circonstance (d'origine habituellement expérimentale) où les muscles expirateurs, travaillant à l'exclusion des^ inspirateurs, compriment rythmiquement le thorax (en surmontant l'élasticité des côtes) et le laissent ensuite revenir à sa position d'expiration ordinaire : il en résulte des mouvements d'expiration active^ alternant avec des inspirations passives (dues au relèvement élastique des côtes), suffisants pour entretenir une certaine ventilation dans le poumon. C'est ce qu'on appelle parfois la respiration négative.
Muscles expirateurs. — Comme expirateurs, on peut compter une série de muscles qui, ayant leurs attaches supérieures (chez rhommc)sur les côtes ou le sternum, ont plus bas une insertion fixe sur le bassin ou la colonne vertébrale, tels les muscles de la sangle abdominale, grand ^i petit obliques^ transvei'se et droit antérieur^ le petit dentelé postérieur et inférieur^ le grand dorsal^ la masse sacrolombaire^ le carré des lombes^ etc. Et môme ceux qui, n'ayant pas d'attache aux côtes, ferment en bas la cavité du bassin, comme VischiO'Coccygien et le relevetir de l'anus^ et concourent avec les muscles précédents à maintenir la masse des viscères, dont Télasticité relève le diaphragme après sa contraction finie.