‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 62 sur 226 · III . Nerfs moteurs de la respiration. — Nerfs inspira · texte numérisé non relu

III . Nerfs moteurs de la respiration. — Nerfs inspira

teurs. — De même que le diaphragme est le muscle le plus important de la respiration, son nerf excitateur, \q phrénique^ est (dans l'ordre de la motricité) le plus nécessaire à cette fonction. Toutefois, son champ d action ne se superpose pas exactement à celui des fibres du diaphragme. Les nerfs intercostaux (du 7*^ au 11" inclusivement) fournissent des fibres à la partie costo-marginale du diaphragme, en renforçant le plexus nerveux que les terminaisons du phrénique forment en très grande partie; plexus auquel le grand sympathique fournit aussi, par sa partie solaire, des rameaux à fonction non complètement déterminée.

La connaissance de ces rameaux de provenance inlercoslale nous explique comment le diaphragme peut encore se contracter faiblement après la section ou la paralysie des deux phréniques. Chez les animaux à type respiratoire dit diaphragmatique ou abdominal, comme le cobaye, la survie est de quelques heures. Chez les animaux à type costal ou coslo-diaphragmatique, comme le chien, la survie pourra être de plusieurs mois (Hénocque et Éloy, Cavalié). Les animaux présentent une grande maigreur; les organes abdominaux, et surtout rinteslin, sont atrophiés; le diaphragme est anémié et partiellement dégénéré. En somme, aucune espèce, parmi les mammifères, ne survit indéfiniment à la double résection simultanée des phréniques (Cavalih).

La paralysie du diaphragme est accusée par une invei'sion totale des courbes pneumographiques recueillies sur Tabdomen, par comparaison avec celles prises sur la poitrine. Le diaphragme, en effet, en temps ordinaire, abaisse les viscères et par eux distend Tabdomen, en même temps que la poitrine est amplifiée. Paralysé, il devient passif et remonte dans la poitrine, sous feffort des muscles inspirateurs conservés, d'où affaissement de la paroi abdominale pendant que la poitrine s'agrandit.

Nerfs ezpirateurs. — Les nerfs excitateurs des autres muscles, à l'exception des intercostaux et des scalènes, ne méritent pas de mention spéciale. — Il est à remarquer que ceux qui commandent aux muscles susceptibles de participer au mouvement d'expiration sont nombreux et échelonnés tout le long de la moelle dorso-lombaire ; de sorte que si la région des centres, qui est nécessaire à la respiration, est limitée, la plus grande partie de ceux-ci a néanmoins une intervention possible et auxiliaire dans cette fonction essentielle.

Actes et fonctions annexes de la respiration pulmonaire. — Le courant d'air de sens alterné, qui parcourt les voies respiratoires, participe (en plus de sa fonction essentielle de revivification du sang) à d'autres fonctions ou actes annexes dont il n'y a guère à faire ici que le rappel ou l'énumération. C'est en première ligne la phonation, fonction d'expression ou de relation qui aura son élude à part; ce sont ensuite des actes, comme le sanglot ^ le rire, le soupir, le bâillement, qui traduisent des sentiments ou des états particuliers de notre conscience, et rentrent par là même dans les fonctions d'expression ; ce sont enfin des réflexes de conservation ou de défense, tels que Vétemuement et la toux, ou des réflexes sans utilité ou cause connue, comme le hoquet. Du mécanisme nerveux qui leur donne à chacun une physionomie particulière, nous ne savons rien.

PIBUOGHAPIUE.

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