A. — TOPOGRAPHIE DU SYSTÈME NERVEUX DE LA RESPIRATION
Qu'on fasse une section de la moelle épinière entre la cinquième et la sixième paire cervicale, et une section de la moelle allongée à la partie inférieure de la protubérance annulaire, on circonscrit
de la sorte un tronçon bulbo-méduUaire ^ qui contient les parties nerveuses nécessaires à Tentretien de la respiration. Ce tronçon est relié aux deux organes respiratoires les plus essentiels, à savoir : au diaphragme par un nerf moteur (le phrénique) et au poumon lui-
Fig. 49. — Limites approximatives du champ nerveux considère comme suffisant pour l'entretien des mouvements de la respiration.
cb, centres bulbaires; cm^ centres médullaires; pn.g, pneumogastrique (en rouge) phr^ phrénique (en bleu) ; T, trachée ; P, P', poumons ; D, diaphragme.
même par un nerf sensitif (le pneumogastrique) (fig. 49). Nous faisons abstraction, pour le moment, de tout ce qui, dans le système nerveux, n'est pas indispensable à l'entretien des mouvements de la respiration. Notons toutefois que cet ensemble contient également le facial^ nerf dilatateur des narines, et les nerfs laryngés^ dilatateurs de la glotte.
L'expérience, bien des fois répétée, montre que les mouvements respiratoires de la face et de la glotte continuent, sinon sans modi-
138 LE GONFLit ENTRE L'AIR ET LE SANG.
ficalions, au moins d'une façon très régulière, chez un mammifère ainsi mutilé. Nous avons donc, par l'opération ci-dessus indiquée, circonscrit ou localisé le système partiel qui, dans l'ensemble du système nerveux, préside à l'excitation et à l'entretien des mouvements dits respiratoires.
Il s'agira de décomposer ce système partiel lui-même en ses groupements principaux, etceux-ci, si nous le pouvons, en leurs éléments composants, en assignant à chacun de ces derniers sa fonction propre, qui ne dépend que de sa place dans l'ensemble.