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II. Ferments oxydants. — Les premiers ferments conaus dans

l'organisme animal furent les ferments digestifs. Déversés, par les conduits des glandes, loin de leur lieu de production dans les cellules, ils étaient facilement isolables ; mais parmi eux on ne compte que des ferments hydratants ou dédoublants , point de ferments oxydants ; ce qui se comprend, puisque la digestion n'est qu'une réaction préparante à l'assimilation et qui, à ce titre, ne doit entamer que le moins possible la réserve d'énergie des aliments.

Pour isoler les oxydases, il faudra les retirer des cellules mêmes où se fait la libération de l'énergie emmagasinée dans les réserves. Or cet isolement n'est pas facile, avec les méthodes encore si imparfaites actuellement en usage pour la préparation des ferments. En attendant que ces données si importantes nous soient généralement acquises, nous avons néanmoins des exemples isolés déjà significatifs.

III. Complexité des phénomènes d'oxydation. — Les combustions à l'air libre et à haute température ne sont du reste pas des phénomènes simples. Nous en connaissons l'état initial et l'état final, mais le jeu intermédiaire des atomes dans le corps comburé, comme entre lui et le comburant, nous échappe; cela notamment dans la combustion des graisses et des albuminoïdes. Suivant la remarque de Schmiedeberg, il y a intérêt, pour commencer, à étudier des corps qu'on puisse oxyder d'une façon déterminée, en un point connu de leur molécule. Cet auteur a choisi à cet effet l'alcool benzylique et l'aldéhyde salicylique ou, pour les recherches sur l'organisme vivant, le benzol et le toluol. L'alcool benzylique donne, en s'oxydant, de l'acide benzoïque, d'après l'équation :

C«H8.GH80H-h02=C«H8.C0»H+H80

l'aldéhyde salicylique donne par oxydation de l'acide salicylique, d'après l'équation :

IV. Comparaison des pouvoirs d'oxydation du sang et des tissus. — L'alcool benzylique mis en contact avec du sang artérialisé n'est oxydé que d'une façon à peine appréciable, et l'aldéhyde salicylique pas du tout; mais si ce sang circule artificiellement pendant quelques heures k travers un rein ou un poumon détaché de Tanimal, il se produit de l'acide benzoïque ou de l'acide salicylique en quantités relativement considérables. Jacquet, en continuant ces recherches, sous la direction de Schmiedeberg, a vu que 800 centimètres cubes de sang défibriné contenant 1 gramme d'alcool benzylique, circulant dans un poumon de bœuf pendant cinq heures,

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