‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 83 sur 226 · B. — RESPIRATION DU TISSU GLANDULAIRE D'APRÈS UN EXEMPLE PARTICULIER · texte numérisé non relu

B. — RESPIRATION DU TISSU GLANDULAIRE D'APRÈS UN EXEMPLE PARTICULIER

On ne possède jusqu'ici qu'un nombre très restreint d'expériences faites in vivo^ visant la détermination des quantités d'oxygène absorbé et d'acide carbonique cédé au sang par le tissu glandulaire, et ces expériences portent exclusivement sur la glande parotide. La méthode est rigoureusement la même que celle employée pour faire les mêmes déterminations sur le muscle. Elle consiste à évaluer la perte d'oxygène et le gain d'acide carbonique éprouvés par

(1) La moyenne de ces deux quotients devrait théoriquement être égale à l'unité. On Toit, par les nombres du tableau ci-joint, qu*elle s'en éloigne beaucoup. Mais les temps employés à recueillir le sang (pendant le travail et pendant le repos) sont nécessairement très limités et trop courts pour traduire exactement la valeur comparée de l'apport et de la dépense dans chacun d'eux.

le sang, pendant sa traversée dans Torgane, en d'autres mots la valeur des échanges gazeux entre la glande et son milieu direct, le sang, pendant un temps donné. C'est ce qui a été fait par Chauveau et Kaufmann.

Repos et activité. — Gomme pour le muscle, Texpérience montre que Tactivité respiratoire de la glande (parolide), diffère notablement de letat de repos à l'état de fonctionnement. Pour établir correctement le rapport existant entre ces Valeurs, il faut, répétons-le, tenir compte dun certain coefficient de rirrigation sanguine, celle-^i augmentant beaucoup (de i à 3 pour la parolide) en passant de Tétat d'inactivité à celui d'excitation sécrétoire.

Excitation artificielle. — Lorsqu'on veut faire sécréter une glande comme la sous-maxiilaire ou la parotide, on n'a guère d'autre ressource que de s'adresser à son système nerveux, ou directement en stimulant ses nerfs, ou indirectement par entraînement fonctionnel en faisant manger l'animal (méthode de Chauveau). Mais dans les deux cas l'entrée en jeu des nerfs proprement sécréteurs se complique de l'entrée en jeu des nerfs vaso-dilatateurs de l'organe : dans le premier cas parce que, contenus dans le même tronc, ils ne sont pas expérimentalement dissociables (pour l'expérience que nous voulons faire); dans le second cas, parce que le cycle d'excitation qui parcourt les uns amorce secondairement un cycle d'excitation qui atteint les autres, par harmonie fonctionnelle. La conséquence en est toujours que la sécrétion est accompagnée d'une suractivité de l'irrigation sanguine de la glande.

Suractivité circulatoire dépassant la suractivité sécrétoire. — Cette suractivité circulatoire, coïncidant avec des échanges en somme moins actifs dans la glande que dans le muscle, a donné lieu à une illusion singulière. A voir la coloration rouge du sang qui sort de la glande pendant la sécrétion, par comparaison avec sa couleur noire pendant le repos, on a pu croire que la glande consomme plus d'oxygène et produit plus d'acide carbonique, quand elle est inactive, que lors de son travail ; juste l'inverse du muscle.

Illusion relative an chane^ement de coloration dn sang veineux. — Cette illusion ne se dissipe pas si, dosant les gaz du sang dans l'une et l'autre condition, on se contente d'établir le tant pour cent d'oxygène et d'acide carbonique contenu dans les échantillons prélevés et soumis à l'analyse. La quantité à rechercher n'est pas précisément celle-ci, mais bien la quantité (quand il s'agit de l'oxygène) retenue ou (quand il s'agit de l'acide carbonique) cédée pendant la traversée de la glande, en un temps donné ; laquelle quantité est le produit de la différence des gaz du sang artériel et veineux par la quantité de sang qui traverse la glande, ainsi que l'indique le tableau suivant exprimant les résultats d'une expérience en particulier.

Le rapport entre les combustions respiratoires du repos et do

fin Factivité est ainsi ^ , autrement dit ces combustions augmentent

de près de 1/3 sur la glande en état de sécrétion bien prononcée.

Nature du combustible. — Le corps qui fournit le carbone est, comme dans le muscle, un hydrate de carbone ; ce qu'on voit

h la perte de glycose du sang pendant sa traversée, perte plus grande dans le cas d activité du tissu glandulaire. ^^. '

Échanges respiratoires dans la glande parotide.

ISang artériel Sang veineux 0 absorbé G0« produit 611 \ Activité relative des combusrepos. i tions d'après la totalisation I de 0 et de G0> multipliés par I le coefficient d'irrigation san- \ guine

(Sang artériel Sang veineux 0 absorbé CO* produit ^u V Activité relative des combus- . travai]. i tions d'après la totalisation f I de 0 et de CO* multipliés par ' le coefficient d'irrigation san- \ \ guine

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