C. - RESPIRATION CUTANÉE ET INTESTINALE
La peau et Tintestin, qui, chez certaines espèces, assurent à eux seuls l'exercice des échanges respiratoires, n'ont plus, chez Thomme et les mammifères, qu'un rôle insignifiant à ce point de vue.
Respiration cutanée. — La peau est certainement perméable aux gaz. Lorsque ceux-ci acquièrent en dehors d'elle une tension suffisante, et quelle que soit leur nature, ils passent dans le sang où on peut les déceler (Gerlach). Lavoisier et Seguin s'étaient déjà préoccupés de faire la part qui revient à la peau, dans les échanges avec l'air extérieur. Ils enveloppaient le sujet dans un espace clos en ménageant une communication de ses voies respiratoires avec le
dehors. — Regnault et Reiset ont de leur côté renouvelé ces expériences.
Sur un chien, un lapin et une poule, ils ont mesuré la quantité d'acide carbonique total exhalé par Tanimal (peau et poumon), puis celle de la peau. Les animaux étaient placés dans un sac imperméable, contenant de Tair, dont Tanalyse faisait connaître Taltération, au bout d'un temps donné.
Ces auteurs estiment, comme il suit, en valeur absolue, la quantité d'acide carbonique excrétée en vingt-quatre heures, d'un côté par la peau, de l'autre par le poumon et la peau réunis.
Acide carbonique exhalé comparativement par la peau et par l'ensemble de V organisme (d'après Rbonault et Reiset).