‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 85 sur 226 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

DB LA PBAC.

COa

DO POUXOlf.

Garçon de 10 ans

kil.

Fille de 1 1 ans

Homme de 16 ans

Homme de 28 ans

AuBERT et Lange ont dit que l'acide carbonique exhalé par la peau augmente légèrement sous l'influence delà lumière par rapport à l'obscurité, de la digestion par rapport au jeune, et du régime animal par rapport au régime végétal. — Mais la cause d'augmentation la plus efficace, c'est l'élévation de la température et avec elle l'activité musculaire, ce qui se comprend si on réfléchit à la suractivité circulatoire vraiment énorme qui se remarque dans la peau sous ces deux influences réunies.

Produits odorants. — Lorsqu'une réunion d'hommes a séjourné dans un espace insuffisamment ventilé, il commence à se

dégager une odeur bien connue et pénible, alors que la proportion de lacide carbonique n'est encore que 1 p. 1000, odeur qui devient insupportable quand Facide carbonique est à 1 p. 100. La proportion môme de lacide carbonique montre qu'il n'est pas en cause, puisque les milieux artificiellement composés qui en contiennent 3 p. 100 sont parfaitement respirables et sans odeur. Pettenkoffer avait attribué cette odeur et ces malaises à des produits organiques volatils très diffusibles éliminés par la peau et qui, en saturant l'atmosphère, seraient à un moment donné retenus dans le sang et Torganisme {perspirabile retentum)^ de manière à influencer plus ou moins gravement le système nerveux.

Hermans a montré qu'il n'y a point là de phénomène de sécrétion ou de perspiration, car l'odeur et ses inconvénients cessent quand la peau et les habits sont maintenus en état de propreté parfaite, et la dyspnée ne survient alors, en milieu confiné, que lorsque l'acide carbonique dépasse 5 p. 100. Il est du reste impossible de retirer de l'air vicié aucune substance agissant sur le permanganate de potasse.

Respiration Intestinale. — De l'air étant dégluti en même temps que les aliments, il peut y avoir respiration à la surface du tube digestif comme au niveau de la peau ; défait, Toxygène de cet air disparaît rapidement de l'estomac. — Si Ton injecte de Toxygène dans une anse d'intestin vidée par pression, cet air s'absorbe en s'échangeant contre de l'acide carbonique. La présence des gaz dus aux fermentations digestives complique ce phénomène qui, au point de vue respiratoire quantitatif, a peu d'importance.

On cite la loche des étangs (Cobitis fossilis) comme ayant une respiration essentiellement intestinale, réalisée par déglutition d'air libre, qui traverse l'intestin dans sa longueur, en y subissant des échanges dont la composition de l'air rejeté par l'anus donne la valeur. Les nombres qui suivent sont dus à Regnard.

Oxygène 12,03 p. 100.

Azote 87,18 —

Acide carbonique. 0,79 —

UIBLIOGIUPHIE.

Respiration cutanée. — Albert, Aè'ch. f. die ges. Phys.j t. VI, p. 359, 1872. — FcBna et Ronchi, Moleschott's Uniers., t. XII, p. 1, 1-78, et Maly's Jahresh., t. VIll, p. 328, 1878. — Gerlach, Arch. f. An, und Phys., 1851, p. 431 et 433. — Lavoisier et SÉGUiif, Œutjrea de Lavoisier^ t. JJ, p. 708. — Hegnallï et Reiset, Reinhard, Zeilschr, f. Biol., t. V, p. 28, 1869. — Roimio, Phys. d. Haut,, BerliD, 187f, p. 12. — Scharlino, Joum, ofpract. Chem., t. XXXVI, p. 454, 18i5.

Produits odorants. — Pettenkoffer, Ann. d. Liebig, sup. I8G2. — Hermans, Arch. f. Hygiène, t. I, p. 1, 1883.

MoRAT et DoYON. - Physiologie. IV. — 12

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