DIGESTION
Fig. 55. — Ainibe mangeant une cellule d'algue (d*après Verwoorx).
Fig. 66. — Vorticelle ?nangeant une algue (d'après Verwoorn).
le système nerveux, qui les harmonise avec le jeu des autres fonctions, en vue d'une fin commune à toutes les parties de l'organisme.
Tabe dig^estif. — Chez les êtres protoptasmiques ou mono-cellulaires (amibes) toutes les fonctions sont confondues (fig. 55). Le protoplasme absorbe, excrète et
respire directement au contact du milieu extérieur. L'absorption comme la respiration se fait sans intermédiaire. Dans un premier rudiment d'organisation, ce protoplasme s'entoure d'une cuticule à travers laquelle se font les échanges nutritifs et respiratoires (Spongiaires, Infusoires). Puis apparaU une ébauche du tube digestif (Ânthozoaires), simple sac stomacal sans anus, ou conduit borgne, qui accepte les aliments et rejette les résidus. Cette simple excavation devient chez d'autres êtres un tube complet à deux ouvertures (Échinodermes), et de
plus l'intestin n'est pas simplement creusé dans la masse cellulaire du corps, mais il a sa paroi propre et autour de lui règne un espace virtuel ou réel (cavité du corps) répondant à la cavité pleuro-péritonéale dçs Vertébrés (fîg. 56, 57, 58). Le tube digestif, à mesure qu'il se perfectionne, s'entoure d'organes différenciés, auxiliaires, surtout au niveau de son orifice buccal (tentacules, mandibules). 11 s'adjoint non seulement des muscles, mais des glandes, celles-ci formant tantôt une simple couche autour de lui, tantôt des organes très différenciés, comme le foie, les glandes salivaires, etc.
Son développement. — Le développement du tube digestif chez les animaux supérieurs (Vertébrés) répète jusqu'à un certain point les formes différentes que nous lui voyons chez les Invertébrés, comme si on trouvait résumé dans ce développement la série des phases par lesquelles nous le voyons passer en suivant l'échelle des êtres.
L'œuf des mammifères, une fois fécondé, se greffe sur la muqueuse utérine, et y trouve, par absorption directe à travers sa membrane d'enveloppe, les matériaux de sa nutrition. En dedans de cette enveloppe, le vitellus se segmente. L'amas de cellules embryonnaires, qui est le résultat de cette segmentation, continue de se nourrir par le même procédé. Bientôt ces éléments affectent des groupements particuliers, pour former les principaux tissus et systèmes de lorganisme. Une première rangée ou membrane de cellules se forme immédiatement au-dessous de la membrane vitelline, c'est l'ectoderme, feuillet externe ou épiblaste. Une seconde rangée concentrique à la première et plus interne se forme bientôt après, c'est l'endoderme, feuillet interne ou hypoblaste. Ce dernier n'est autre que le revêtement épithélial de l'intestin, comme le premier n'est autre que Tépiderme. Enfin un troisième feuillet se forme entre les deux premiers (feuillet moyen ou mésoblaste), mais il est double. Les deux feuillets qui le composent sont adhérents l'un à l'ectoderme (chorion cutané), l'autre à l'endoderme (chorion muqueux). L'espace virtuel qui les sépare représente la grande cavité du corps (cavité pleuro-péritonéale) .
Fig. 57. — Hydre d*eau douce.