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CHAPITRE CINQUIÈME

En eflel, si Ton multiplie la première indgalîté par j-

icosa:

que Ton développe sin(j: H- h) cl que Ton fasse passer tous les termes dans le second membre, elle devient

I — cosA ftansx sin/A

et sous cette forme on en reconnaît immédiatement l'exacti-

tude, car i — cos/i est positif et — 7— 1 est égale-

laLXxsx . ,. sinA ^

ment, puisque — — est > i , tandis que --v— est <^ i .

Il faut remarquer que le rapport continue à décroître

quand x croît de - à 7r; car, dans ce cas, le numérateur diminue, tandis que le dénominateur augmente.

Quant à la deuxième des deux inégalités proposées, si Ton y remplace les tangentes par leurs valeurs en sinus et cosinus, on lui donne aisément cette forme

sinf^ -f- 2a:) sinh // -4- 2-r h ^

ce qui a lieu, d'après ce qui précède.

CoROLLAinE. — *S/ X et x^-h h sont compris entre zéro et -

on a

sm(x -¥ h) X -^ h ^^ tang(jr 4- h) sinx X ^^ tangâ?

Il résulte de là que, si Ton désigne par uelu deux arcs quel-

couques compris entre et H — > on aura

\ sm'p / \ c^*/ \ tang^r/

le signe ambigu ± indiquant ici qu'il faut prendre la valeur at>soluc de la quantité qu'il affecte.

a46 TRAITÉ DE TUlGONOMfiTRlE.

187 . Le corollaire qui précède va nous donner le moyeu de trouver ce que deviennent les expressions de cosx et de sîno: obten ues au n^ 1 ^, lorsque l'entier m devient infini ; nous considérerons, par exemple, les formules (i) et (3), où m désigne un nombre pair, et nous multiplierons chacune d'elles par le facteur dz i , en convenant d'employer le signe qui rend les membres positifs. Le nombre m étant supposé assez grand

pour que la valeur absolue de — soit inférieure à - » si Ton fait usage des inégalités

mm mm

et de celles qui sont fournies par le corollaire du numéro précédent, les form^des (i) et (3) du n° 185 donneront

:.».,<.(.-fc-)(,-4^)...(,-,.,^,)

±co.x>±co.-i.(,-«^)(,-4f;)...(,-pji^.),

et

zhsin^>=hcos"'~..r(i— ^ ) ( i— -f- ) .. . ( i— ).

Or nous avons vu (183) que Ton a

0„ étant une quantité qui s'annule pour w = oo ^ par conséquent, si Ton désigne par e,« eft yï^ des quantités inférieures à 0,n^ on aura

sinx = x(.-i;)(i-^.)...(i-^-^^^^)(.-,«).

CHAPITKE GINQUitME. 24?

Si maintenant on fait tendre l entirar m vers l'infini, les quantités e« et yi« tendent vers zéro, et Ton aura à la limite

Ces formules donnent les valeurs de cos x et de sino: décomposées en un nombre infini de facteurs linéaires \ la périodicité de ces fonctions y est en évidence.

188. Formule de Wallis. — La première des formules précédentes peut s'écrire ainsi

Faisant a:= -> il vient

Tt 2 2 4 4 6 6 8 8

formule remarquable due au géomètre Wallîs, et qui donne

la valeur de - comme limite du produit d'un nombre infini

de fractions, alternativement plus grandes et plus petites que Tunité.

Décomposition des fonctions tango: et cotx en un nombre arbitraire, mais limité, de fractions,

189. Si f\z) désigne la dérivée d*un polynôme f{z) de degré m, et que a^, aj, . . . , a« soient les m racines de l'équa-

tion/(z) == o, on sait que Ton a

en outre, si a^ et a, sont des quantités imaginaires conjuguées, et que Ton fasse a^^=^r (cosa -\- i sina), a, = r (cosa — i sina),

la somme des deux fractions 5 sera

z — ai z — «2

iz — 2 r cosa

z^ — irz cosa -+- r^

Appliquons ce résultat aux deux polynômes z*^-^ /•"• et ^m — ,.m^ q^j Qjj^ |»^jj gj. l'autre pour dérivée mz'"^^ \ on aura (175), pour des valeurs paires de w,

TT (m — i)ir 23 — arcos— 2z — arcos^ ^—

(m — I ) ir

z' — 2rzcos h''* 2' — 2rzcos^— ^— -♦-

z' — 2/*z cos h r'

f/n — 2)ir

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