CHAPITRE II
monde el dont la pro/môté appartenait au peuple ro main.
Si nous ouvrons h son tour le code de Justinien, nous constaterons que les empereurs romains n’ont fait que consolider les prin. ipesde l’ancien droit. Ils reconnaissent à l’admiidstration de l’État le pouvoir d'intenter une action (jui ne peut se puiser que dans le droit de propriété, de revendiquer les choses publiques conformément audroit public et à leur destination, do détruire tout ce qui nuirait à rornement ou la commodité des places et lieu.x publics, sans que l’on piU jamais lui opposer la prescription : « Juri publico et usui semper rindicari... prœscriptio temporis juri qniblico non debet obsistere (i). n
Voil;\ ce qu’enseignaient les Romains, nos maîtres incontestables dans la science du droit! Il n’est pas prudent de s’écarter, comme on le fait aujourd’hui, des principes qu’ils nous ont transmis. 11 vient toujours un moment ou l’on éprouve le be.soin d'aller se retremper à la source du vrai et du juste, que les Romains appliquaient avec un culte tout particulier.
51 . Toutefois, les commentateurs de la loi romaine ne suivirent pas tous religieusement les notions si simples et si saines qu’elle nous a transmises. La controverse surgit.
Un interprète du droit romain, Flacentinus, chercha à opérer entre les choses publiques et les choses communes la môme confusion que celle qui régne aujour-