Occupons-nous maintenant de transformer les puissances
du premier ordre, />*, en fonctions de celles du second , [/^] , [/?] , etc. Pour cela soit
et supposons que n devienne » + i ; à cause de f>"+*=/F".^^ on aura
/+'=:^/»[/»] +5/'[/»] + CpIp ] + 2>/'I>] .... +i»«'[/'] + Nplp-\ ;
i> e^ Différences, 79
mais de [/'] = [/'](/» — «) on tire /»[/»] = [^] + nC/»]
n — 1 n— 5 fl— j n — 2 «— |
substituant ces valeurs, il viendra
ii+i
Le second membre de cette équation donne la manière de tirer
successivement le coefficient d'une puissance quelconque de ceux
de la puissance immédiatement inférieure ; si Ton fait /z=o , il en
résultera p=^[^p^ et comme \^p^=Pf on en conclura j4=i.
Ce premier coefficient étant connu , tous les autres se forment
avec la plus grande facilité ; et c'est ainsi qu'on a construit la table
ci-dessous.
P'^lp]
etc.
On arriveroit à l'expression générale de p*^ avec le secours de l'intégration; car, par l'expression de /?""*■*, on a
AB = nAy AC={n — i)5, AD=z(n — i)C, etc.
or -rf étant i , on trouve 5=s/2=sr n] = ^^-^ = — ^ i- ,
ce qui donne A C = -^ — , et en observant que d'après les
formules précédentes^ (n — i)*=[n— 1]+[« — ï], oh changera a C
5^-^= — ^=-^ , d OU on tirera , en intégrant ,
en
consi.
A=ly
Les constantes se déterminent ici comme après l'intégration des différentielles , par une valeur donnée; et puisque les coefEciens B^C^ doivent s'évanouir lorsque /2=o , il s'ensuit qne les constantes mises à la suite de leurs expressions doivent être supprimées.
Il est aisé maintenant de poursuivre , c'est pourquoi nous passerons aux puissances négatives , et nous ferons.
;,-=^[^ J + 5 [/^] + C[/.]. . • . + iW [/> ] + JV[;.] + etc.
En multipliant les deux membres de cette équation par/^^ nous aurons
-.n — n— I — ^ff— 2 .•^n'-m/n — «....«^i
/,-+'-^/.[/>] + ^7» [/»]+ <?'[/']. . . . + Mplp] +Np[p-\ + etc.
[/'1=[/'] (/'+«) d'où /.[/;]=[/»]-«[;»]
etc. cic.
d'où nous conclurons
;,-+'=^[/,3+ ^[/']+ ,f[/']---+ An[^]+ etc.
résultat qui ne diffère de son analogue dans le n'. précédent , que par le signe de /z; et comme tous deux coïncident lorsque r=o« on est en droit d'affirmer que le second doit se déduire du premier , en y chargeant simplement le signe de n. On prendra donc
etc.
et
DES D I F F E R E N C E S. 8l
et Ton voit que la série ne s'arrête plus comme pour le cas de Vexposant positif.
On peut former successivement les valeurs de f^p^^y /^"% etc. en partant de la valeur de f" qui est i , et en faisant en conséquence /2=i, dans l'expression de /?~""*"* rapportée plus haut, laquelle,
à cause à,^f'=\jp\ j donne jé^i , J5— -^=0, C— iiï=o,...A^— (i + /w)Ai=o,
d'où on tire
/^""'=[/?] + 1[/]+ 1 . i\p]+ 1 • i- bL/']* . . . + 1 • 1. 3 (''2+ 0 L/'J+etCw
Supposant ensuite n=x , la puissance />"""+•' se changera en p"'; en la comparant au développement ci-dessus > il viendra ^==1, Jï — 2-^=1, C— 3J5=i.i, etc. et par conséquent
/^y -[7] + 3[7] + "M+ etc.
En continuant ainsi , on trouvera
P"=(p] + 6[7] + 3 5 Ip] + etc. (*)• 904. Avant de terminer l'exposition des propriétés générales des
puissances du second ordre , il nous reste à montrer comment on ex-