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et particulièrement en Italie, berceau du droit commercial moderne.
Nous consacrerons donc un premier chapitre à examiner les origines étrangères du droit sur les faillites et banqueroutes.
Dans le droit français, nous distinguerons quatre périodes. La première comprend les temps antérieurs à I ordonnance de 1G73. Cette ordonnance marque une seconde période, durant laquelle ses dispositions, peu nombreuses , ont été éclaircies et développées par une série de décisions législatives que nous ferons connaître textuellement. La troisième époque est celle qui a été régie par le Code de commerce, exécutoire le l"janvier 1808. Nous considérerons comme quatrième période celle que la loi du 28 mai 1838 a ouverte.
Notre première partie sera donc divisée en cinq chapitres. Nous accompagnerons chaque période d’une bibliographie spéciale et raisonnée des principaux ouvrages qui s’y rapportent. C’est là une partie essentielle de 1 histoire d’un droit ; c’est aussi une utile indication pour le lecteur, qu'elle empêche de s’égarer nu milieu des citations d autorités dont on s’appuie auprès de lui.
La seconde partie sera plus développée que la première, parce que c’est la partie pratique et usuelle de ce traité, et qu elle est destinée à rechercher tous les details de 1 application journalière de In loi qui nous régit. J ai préféré la forme du commentaire, parce que, plus commode pour I usage, elle n’exclut pas une classification méthodique; et parce qu’il s’agit d’une matière où la loi, ne se bornant pas à poser les principes gé-
néraux, s’est attachée, nu contraire, à résoudre toutes celles des questions de détail qu’elle a pu prévoir, et à gouverner chacune des phases, chacun des incidents de lu procédure. Nous obtiendrons ainsi l’avantage de mieux mettre en relief le texte de la loi, vers lequel les développements doctrinaux ne doivent jamais cesser de graviter. Les observations générales trouvent facilement leur place à la tête des titres, des chapitres et des sections; de plus, afin de conserver, malgré la forme du commentaire, l’ordre et la liberté d'un traité, j’ai, lorsqu'il l'a fallu, réuni plusieurs articles pour les développer simultanément.
La loi de 1838, tout en remplaçant l’ancien Code, en a maintenu le système, et a conservé un grand nombre de ses dispositions. J’ai donc autant consulté les discussions préparatoires de l’ancien Code de commerce que celles du Code de 1 838 ; je me suis aidé des ouvrages doctrinaux publiés sous l’un et l’autre Code; j’ai beaucoup interrogé la jurisprudence, à laquelle on a grand tort de demander de la science toute faite, mais qui, étudiée avec prudence et liberté, est, de tous les commentaires, depuis surtout que les arrêts sont motivés, le plus habile, le plus fécond, le plus pratique, le plus énergique.
Ce traité manque d'une autre partie, qui eût été consacrée à la comparaison de notre droit avec l'histoire et le texte des législations qui ont régi et régissent les nations étrangères. Sans négliger cette mine abondante d’observations et de recherches, je n’ai pas cru cependant être arrivé à des résultats assez complets |K>ur pou-