‹ Traité des faillites et banqueroutes (volume 3)Chapitre 3 sur 114 · DI VISION DE CE TRAITÉ · texte numérisé non relu

DI VISION DE CE TRAITÉ

voir oser les comprendre dans une partie spéciale. Les matériaux seuls d’un si vaste objet d’études formeraient un immense ouvrage. Non-seulement un tel travail aurait excédé de beaucoup les bornes que je me suis prescrites, mais surtout mes forces auraient été loin d’y suffire. Ce ne serait pas trop, pour une telle entreprise, que le concours des hommes les plus éminents de tous les pays commerciaux. L’utile science du droit comparé est h créer presque tout entière, et je suis convaincu que l’avenir lui réserve de hautes destinées. Elle mérite d'occuper fortement l'attention des jurisconsultes; et, pour mon compte, j’en ai tenté deux essais imparfaits dans les ouvrages spéciaux que j’ai publiés sur les Hrerels d'invention et sur les Droits d'auteur. Je souhaite que l’on me sache quelque gré de l’avoir, du moins, effleurée dans le présent traité. Sans doute le grand travail de concentration qui lierait par le bienfait d’une législation unique les diverses familles de peuples occupant le monde civilisé est une pure utopie, qui, même en droit commercial, n’est pas destinée à être réalisée. Les origines, les mœurs, les intérêts sont trop dissemblables pour que l’on arrive à ce que, par un généreux et intelligent compromis, les nations fassent à la raison universelle le sacrifice de leurs éternelles dissidences; mais un beau rêve permis à la science est de prévoir et d’accélérer l’époque où les divers peuples auront la pleine intelligence de leurs législations réciproques, et s’honoreront par l’adoption commune de ces grands principes fondamentaux, où s’expriment et se formulent les vérités inhérentes à l'essence même de

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l'humanité; principes que la supériorité de leur nature destine à prévaloir de plus en plus sur celte portion des traditions historiques, qui, purement contingente, ne dérive que d’accidents sociaux.

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