‹ Traité du mariage et de ses effets (volume 2)Chapitre 132 sur 188 · Quid du mariage non consommé · texte numérisé non relu

Quid du mariage non consommé

478. L'ancien droit avait établi quelques causes de nnllité qui n'ont pas été renouvelées par la kn noavelle. Les mariages secrets, les mariages m extremis^ et même,

(i) V. Dmanloo , Dvoa drll, t. 2, no ||3; Vazellles, 1. 1«», «•W (S)Diiltoxjeoiie^3a.i.t29.

suivant certaines coutumes, les mariages non consommés n'étaient pas valables.

On appelait mariages secrets ceux qui, quoique contractés suivant les lois , avaient été tenus cachés pendant la vie des époux.

479. Il ne faut pas confondre les mariages secrets avec les mariages clandestins dont il a été question dans la première section du présent chapitre.

Les mariages clandestins sont ceux qui non-seulement n'ont jamais été connus par la société, mais qui n'ont été célébrés devant aucun officier public ou qui ne l'ont pas été devant l'officier civil désigné par la loi, ou qui n'ont pas été précédés des publications requises, ou dans lesquels les consentements que la loi prescrivait n'ont pas été obtenus, et qui , d'ailleurs , ont été constamment ensevelis dans le mystère et les ténèbres (1).

c( Le mariage secret était, au contraire, celui qui avait été célébré selon les formes, mais dont la connaissance a été concentrée avec soin dans le petit nombre de témoins nécessaires à sa célébration et avait été attentivement dérobée aux regards des autres hommes , c'est-à-dire à cette portion de la société qui , par rapport à chaque particulier , forme ce que nous appelons le public (2). »

Il y a donc entre les mariages clandestins et les mariages secrets une différence très-marquée. Elle résulte de la célébration devant un officier de l'État civil et des autres solennités dont les premiers ont été dépourvus et qui ont , au contraire, été employés à former les seconds. Ceux-ci , célébrés selon les formes , ont toujours une publicité quelconque. Ceux-là, que rien n'a fait connaître, que le ministre de la loi n'a pas consacrés, dont les familles des époux n'ont pas

(i) V. ce qui a été dU ci-dessus, nos 458 et suivants. {2) Exposé des motifs du titre du Mariage ;

Esprit du Gode civil par Locré, Hv. t«'^ lit. 5, chap. 4 » ^^subdivisioD, no Ut,

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