Division du chapitre
146. Le mariage est un contrat. La première des conditions 9 pour sa validité , doit donc être le consentement des parties contractantes*
147. Mais cette condition isolée n'est pas toujours suffisante. L'homme social ne jouit pas d'une indépendance absolue. En échange de la protection qu'elle lui accorde et des bienfaits qu'elle lui prodigue , la société lui a imposé des devoirs à remplir, qu'il doit d'autant plus respecter, qu'ils ont même pour but principal son intérêt personnel , et qu'ils tendent à l'éclairer , à le diriger dans l'acte le plus solennel de sa vie.
(i) Les promesses de mariage par acte authentiqae ou sous seiog* privé donnent une action en dommages-intérêts à défaut d'exécution (Gode Sarde, art. i06);
Et si elles sont faites devant Tofficier de Tétat civil, suivant l'art. 148^ du Code des Deux-Siciles, devant le juge de paix, devant un notaire ou publiées en chaire , suivant l'art. 6! du Gode civil du canton de Vaud»
Les fiançailles sont un ompéchemeni en Espagne* Ley. 7, tit. 7, p. 4*
136 TAAITÉ DU MARIAGE.
Ces devoirs dépendent de son âge, de sa qaalîlé, de sa position sociale.
Le mineur pourrait être égaré par son inexpérience. li ne doit pas lui être permis de sç livrer à la seule impulsion de sa vDionté du moment pour un contrat aussi important.
Le majeur lui-même pourrait être séduit par ses passions ou trompé par ses illusions. Il sera garanti de ce danger par les conseils de ceux qui ont entouré de soins son enfance et sa jeunesse , et auxquels il doit de la reconnaissance et du respect.
. Certaines positions sociales, celles des militaires, par exemple, dont la liberté est momentanément enchaînée pour le service de TEtat , produisent envers la patrie des obligations qui ne doivent pas être exposées au relâchement qui pourrait résulter des nouveaux engagements de famille légèrement formés.
Enfin , le chef de l'Etat est responsable envers la société de la dignité et de Téclat de sa famille. Il doit donc surveiller plus spécialement encore les mariages des prince qui se rapprochent du trône.
De toutes ces considérations ont dû naître autant.de règles propres h assurer à la société la garantie qu'elle avait le droit d'exiger pour les convenances et Tharmonie future des naariages.
148. L'examen de ces règles est Tobjet de ce chapitre qui se divise en autant de sections qu'il y a de règles principales.
Elles traiteront : «
Du consentement des contractants ;
Bu consentement des personnes dont dépendent les parties contractantes , savoir :
Du consentement des parents ou de celui dés tuteurs,
Pour les enfants légitimes ,
Pour les enfants naturels ,
Pour les enfants adopti& ,
Pour les mineurs ;
Du coosentemeot nécessaire aux militaires et aux marins ; De celni exigé pour les princes de la famille royale ; Enfin , de celui des maîtres pour le mariage de leurs es- Diaves.
Seetl^n première.
DÛ .conseil (emeiil des con(rac(an(s.