‹ Traité élémentaire de législation industrielle. Les lois ouvrières (volume 2)Chapitre 15 sur 128 · En Italie, les corporations se développent aussi · texte numérisé non relu

En Italie, les corporations se développent aussi

A. Florence, dès le XI® siècle, les métiers sont groupés : les artisans font leurs règlements, mais pour éviter la routine, ils les révisent obligatoirement tous les deux ans.

A Florence comme en Flandre, les corps de métiers, outre le souci des intérêts professionnels, sont mêlés très activement à tous les mouvements politiques (1).

131. — V Angleterre (2) eut de bonne heure, comme la Flantlre, ses ghildes de marchands et ses corps de métier. Ces derniers présentent tous les caractères des corporations françaises, el leur but est de monopoliser le métier. Aussi leurs abus amènenl>ils Henri VII et Henri VIII à les réprimer et à leur imposer une réglementation générale. Un acte du Parlement intervient enfin en 1545 qui, supprimant les biens des ghildes et les confis- ({uant au profit de la couronne, porte le coup de mort à Torganisation corporative.

Désormais, dans les villes neuves et dans les campagnes, Tindustrie va se développer sans les entraves corporatives ; elle prend, de par la révocation de TEdit de Nantes, qui amène une immigration assez considérable d artisans expérimentés, un nouvel essor que rien ne viendra comprimer. Là même où la corporation a survécu, une brèche est faite dans son monopole par la création en 1623 du brevet d'invention (patent).

En même temps, la réglementation royale s'efforce de se substituer à la réglementation corporative. Les statuts d'Elisabeth sur lapprentissage, le compagnonnage, les salaires en sont une preuve ; et vers le milieu du XVIIP siècle, on peut dire que les ghildes et les corps de métier qui ont survécu ne sont plus que des associations amicales à caractère de sociétés de bienfaisance.

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