PRÉFACE XI
la liberté du travail, du commerce et de l'industrie, ses principales conséquences juridiques, ses limites : lois sur les coalitions, les syndicats professionnels, les syndicats de production ; police et hygiène des ateliers ; industries monopolisées ou spécialement réglementées ; réglementation du travail industriel ou commercial des enfants, des femmes, et des hommes adultes).
Le TITRE II sera consacré aux contrais industriels (apprentissage, louage de services industriels ou contrat de travail, louage d'ouvrage, travail à domicile).
Le TITRE m traitera des conflits individuels ou collectifs entre patrons, ouvriers et employés (conseils de prud'hommes, institutions privées ou officielles de conciliation et d'arbitrage).
Enfin, le titre iv et dernier, spécialement consacré à l'économie sociale^ inséparable de la législation ouvrière proprement dite, comportera une étude d'ensemble des institutions sociales multiples, duesà l'action parallèle de l'Etat et de l'initiative privée, créées en vue d'améliorer la condition, matérielle, juridique ou morale, de l'ouvrier ou de l'employé : institutions de patronage, d'épargne ou de prévoyance, coopération sous toutes ses formes, assurances et assistance sociales.
Ainsi divisé, et malgré ses proportions relativement réduites, notre modeste ouvrage formera un tout méthodique, et pourra être consulté utilement — nous l'espérons du moins — non seulement par les étudiants des Facultés, les élèves des écoles techniques, industrielles ou commerciales, mais aussi par les commerçants ou chefs d'industrie, tous assujettis plus ou moins étroitement à la réglementation nouvelle, par les ingénieurs, les inspecteurs du travail, les organisations syndicales ou mutualistes, et généralement par tous ceux que préoccupent les grands problèmes sociaux, dont la société contemporaine recherche anxieusement la solution.
Paul PIC.
Lyon, le 15 avril 1902.