‹ Traité élémentaire de science des finances et de législation financière françaiseChapitre 222 sur 285 · V. su;>rrt, chii[j. xxv. p · texte numérisé non relu

V. su;>rrt, chii[j. xxv. p

dère au point de vue « affaires », ils constituent tout bonnement un marché de dupe ; et le point de vue « affaires » est toujours prédominant en matière d'emprunt. Aussi quand, après la révolution de 1830 et celle de 1848, le gouvernement a ouvert des emprunts en 5 0/0 au pair, alors que la rente était cotée en Bourse 80 francs ; quand il a offert, en d'autres termes, aux bons citoyens de lui payer 100 francs ce qui en valait 80, il n'a pas réussi à placer, à chaque fois, le quart de l'emprunt.

N on seulement ces emprunts échouent, mais leur insuccès est encore de nature à produire limpressiou la plus fâcheuse vis-à-vis des autres pays. D'ailleurs, leur réussite même aurait l'inconvénient d'écarter les souscripteurs étrangers qui n'ont aucun motif de consentir des faveurs particulières à l'Etat emprunteur. Or, le concours des capitaux étrangers a l'avantage de faire un vide moins grand parmi les capitaux circulants du pays.

Pour toutes ces raisons, le gouvernement de la Défense nationale fut bien inspiré en 1871 , en refusant de céder aux conseils qu'on lui donnait de toutes parts, d'ouvrir un grand emprunt patriotique.

Emprunts volontaires. — Nous arrivons ainsi aux emprunts normaux, c'est-à-dire aux emprunts volontaires, dans lesquels l'Etat s'adresse à l'intérêt des particuliers et traite avec eux aux conditions indiquées par la situation économique du marché des capitaux.

Nous aurons à étudier : 1° les modes d'émission de l'emprunt ; 2° les types d'émission.

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