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Trinquât, op. cit., p

MÉTHODES d'amortissement : l'aMORTISSEMENT OBLIGATOIRE o47

difficiles, et que son crédit finit par sépuiser. Gomme disait le baron Louis : « Il faut amortir pendant la paix pour pouvoir emprunter pendant la guerre. »

Mais il y a plus : l'usage des conversions est nécessairement limité : d'abord un gouvernement ne peut pas les multiplier, parce quelles sont toujours impopulaires dans une certaine mesure. Et surtout, elles ne sont possibles que pour autant que la rente à convertir est au-dessus du pair. C'est au contraire quand la rente est au-dessous du pair que l'amortissement est le plus avantageux pour TEtat, puisqu'il peut alors racheter ses titres en Bourse, au rabais. Aussi a-t-on quelquefois formulé ce précepte éclectique : amortir au-dessous du pair, convertir au-dessus du pair. 11 convient toutefois d'ajouter que l'amortissement est également praticable au-dessus du pair, sans que la hausse de la rente le rende plus onéreux à l'Etat, puisque celui-ci est quitte vis-à-vis de ses créanciers en les remboursant au pair.

L'utilité de l'amortissement nous apparaît donc incontestable, à rencontre de ceux qui prétendent qu'i^ ne faut jamais amortir, mais simplement convertir.

Par contre, il y a lieu de se demander maintenant dans quelles circonstances un Etat peut amortir, et ici l'on doit se garder de l'opinion inverse de ceux qui prétendent qu'il faut toujours amortir.

C'est cette opinion qui a conduit à l'idée de l'amortissement obligatoire et automatique, dont nous examinerons sommairement les principales combinaisons avant d'étudier l'amortissement facultatif, au moyen des excédents budgétaires.

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