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A peu près 1 milliard, non compris la dette viagère

1870, qui ont accru le capital de notre dette de plus de 8 milliards. Sur les 31 milliards, environ, de capital de notre dette publique non viagère, on ne saurait mettre au compte du régime actuel que les emprunts contractés par lui pour des dépenses dont la responsabilité lui revient, soit 6 milliards 1/2 en chiffres ronds * ; quant au surplus, le seul reproche que Ton pourrait lui adresser serait de ne pas avoir pratiqué d'assez larges amortissements.

Si nous retirons du budget les dépenses militaires (à peu près 1.200 millions) et le service de la dette publique non- viagère (environ 1 milliard), dont la majeure partie représente un legs du passé, nous voyons que la portion du budget relative aux services administratifs, aux services civils proprement dits, dépenses d'administration générale, outillage, instruction publique, assistance, etc., se réduit à environ 1.400 millions \

C'est, sans doute, un énorme accroissement par rapport à la dépense des mêmes services dans les budgets de la première moitié du xix^ siècle. Mais ici encore, plusieurs observations s'imposent :

1" Une partie de cette augmentation est purement apparente et provient de ce que les budgets actuels totalisent d'une façon plus sincère que leurs devanciers les dépenses de l'Etat, dont une partie se trouvait autrefois masquée par des procédés de comptabilité, ou laissée en dehors du budget.

2° Au nombre des dépenses nouvelles assumées par l'Etat, il y en a dont il a déchargé les particuliers aux frais desquels elles étaient faites auparavant (par exemple, les dépenses des écoles), de sorte qu'au point de vue du pays, il y a eu de ce chef déplacement plutôt qu'accroissement de dépenses.

3" Parmi les dépenses qui ont augmenté, un certain nombre sont des dépenses productives de recettes (par exemple : dépenses des manufactures de l'Etat, des postes et télégraphes, des chemins de fer de l'Etat, etc.). Leur accroissement n'est nullement par lui-même un indice fâcheux. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si pour les entreprises auxquelles s'appliquent ces dépenses, la gestion par l'Etat est plus économique et plus rationnelle que la gestion par les particuliers. C'est une question d'espèces que la théorie, h elle seule, est impuissante à trancher. L'exploitation par l'Etat est généralement admise en matière de postes et télégraphes, et bien qu'ici la chose soit plus controversée, il semble que l'exploitation des chemins de fer par l'Etat et celle par les compagnies se valent à peu près ^

1 . Dont 4 milliards 500 millions d'emprunts amortissables, principalement pour les grands travaux publics, et 2 milliards en perpétuel.

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