CHAP. I. — THÉORÈMES ET FOJIMULES AUXILIAIRES
On tpouvera par exemple
Regardons maintenant les n poljnomes du degré n - \ :
. ) f'Ax) ^ —— — (v = I, •>.. 5, . . ., n),
[)osons
■■ I f^{x) — r"-i -H ày^x"-'^ + . . . ^- a'^,^x" /'-' h- . . . -f- a'^L^ x -+- «'Jl, rt, par définition particulière,
l'identité évidente
fix) = {x-7.,)/^(x)
ilonnera immédiatement
qui nous conduira à des résultats essentiels dans la théorie des ■ i[uations algébriques.
En effet, multiplions respectivement par
I, ^v, .... ^'i, ..., ar-, oli; \
les équations
valables pour i p 'i n et tirées directement de (8), puis additionnons toutes les formules ainsi obtenues, il résulte
''9 ) (t'//' = "/;+ «/, 1 ^v-f-. . .-1- OiyJ'i'^ -+- a('.
Gela posé, introduisons les sommes des puissances semblables
s PRKMIEHE PARTIR. — DES CLASSES DE POLYNOMES ENTIERS.
des nombres ay,, savoir
(10) s,n= a'," -+- y.'!' -i- . . . ■\- l'iW puis posons, dans (9), successivemenl
nous aurons, en ajoutant toutes les équations ainsi obtenues,
(11) «',,'' -H «//'-+-...-+- «^"'= n(if,-\- ay,iSi + . . .+ rt,i/,, + 5/;.
Soit jt> = //, la somme qui figure au premier membre de (1 1) a, en vertu de ( ^ ), la valeur zéro. Quant au.cas général, où p est supposé plus petit que /^, la somme en question est évidemment une fonction entière et rationnelle, symétrique par rapport aux nombres a^,; c'est-à-dire que nous aurons
où k est un positif entier, facile à déterminer.
En effet, remarquons que cip et «|^' contiennent respectivement
produits à p facteurs pris parmi les n nombres a.ç, il résulte
ce qui donnera •
k = Il — p,
et nous aurons finalement, en vertu de (11),
(12) s,,-^ a^Sj^^i -1- a-^Sj,-,-^ . . .-h aj,-iSi-i-/ia,,= o,
OÙ il faut supposer 1 ^p^ 11.
Soit ensuite/? >> //, savoir p z= m-\- n, la formule (2) donnera
d'où il résulte, en posant
puis, ajoutant les n formules ainsi obtenues,
(13) *^,H- rt,5/,,-|-. . .+ rt„ l,v^-,,^l + «,,.yy, „= o (p^n).
CIIAP. J. — THÉORÈMES ET TORMULKS AUXILIAIRES. 9
Les (Ieu\ formules (12) et (i 3) sont ducs à Newton ( ' ).
Soit maintenant /(jc) un poljnome quelconque du «'*''"• degré par rapport à x, on démontre dans l'Algèbre qu'il existe toujours n nombres
savoir les racines de l'équation algébrique
/(.r) = o, de sorte que
OÙ k désigne une constante par rapport à x.
Supposons que la formule ( i4) se présente sous la forme
où 'f (a) yé o, le nombre a est une racine multiple de l'ordre p de l'équation algébrique y(ic) = o, ou un zéro multiple de l'ordre p du poljnome entier /(a:^).
Cette définition adoptée, les formules (8) et (i 5) du paragraphe II donnent, en vertu de (i5),
remarquons ensuite que le dernier facteur qui figure au second membre a, pour x = a, la valeur
il résulte le théorème suivant :
I. Un zéro multiple de V ordre p du polynôme entier f{x) est un zéro du (p — jy«'"« ordre de la fonction dérivée f {x).