LXXVI. — Applications des formules générales
i).^,%^ , Revenons maintenant aux recherclies générales du Chapitre XV;
" il est évident que le polynôme entier
f(x) = a:"-i-(a7 -f- i)« + . . .-+- {x -+-/>)" OU, ce qui est la même chose,
satisfait à l'équation fonctionnelle de sorte que les coefficients
xxrr
/irYo^' satisfont aux formules générales du paragraphe ^K)f, ce qui donnera (0 l>-(->KlS,-(/.)=^(-ii-'('')/-'-S,,(p).
(» o='S"-)-'C'-,r')(^:)""^"svo.),
La formule (i) appartient à Euler ('), tandis que (3), comme la Ât 11)1-^ formule analogue (lo)du paragraphe XIII, a{)partientàRadicke(-).
(') Iiistitutiones calculL di (ferentialis, j). 3^8-.')5o. Pelrograd, 1755. {-) Die Becursiansfornicln fiir die Berechung der BeinouUischen und Fulerschen Zalilcn, p. t. llallc-a-S., iSSo.
CHAI». XVI. — LKS SOSIMES DE PUISSANCES. 3ll
Appliquons maintenant la cou<;riience (2) du paragraphe LIX, L,7^lfO,
nous aurons le théorème : ^
1. Supposons que p soit un nombre premier, les sommes de puissances S,„ (p) satisfont aux congruences
\ S.n(p) = o (modp), i ^2n+i(p) ^o (mod/)»).
oit il faut supposer i ^ n z^ ~ ^ •
Or, la formule <ie Bernoulli donnera des éclaircissements beaucoup plus profonds sur le problème qui nous occupe ici. En efVet, la /
démonstration de la congruence (i4) du paragraphe Iji^ll donnera, L, ZJt^
pourvu que p soit un nombre premier, ' '
Oi)
I Sî„(y;) = (— i)«-iB„/> (modyj2),
in-\- -\^nP^ (modp^),
<;j qui (h>nnera cet autre théorème, suppléuientaire au précédent :
II. Les deux congruences (5) sont valables pourvu que le nombre premier p ne soit pas du rang «, et dans ce cas, nous aurons de plus
( - S,„(/>)^(-i)"-iB„ (mody>),
ly,^tn+^ip)^{- I)"-' (« + ^) ^n (mody.)..
Soit maintenant p du rang n, les congruences (6) donnent, en vertu du théorème de von Staudt et de Th. Glausen,
l S5„(/j) = — I (mod/?),
(8, ) Sï„+,(/^) = o (mody)),
J ^ S,„+i (/>)=— ^i + ij (mody>).
On voit que la première de ces congruences est une conséquence immédiate du théorème de Fermât, et que la deuxième est valable aussi pour n = o.
(^uant aux sommes alternées a-« (p), nous prenons pour point de
317. TROrSiÈMK PARTIE. — APPLICATIONS SUR LA THÉORIE DES NOMBRES.
départ le polynôme
OU, ce qui est la même chose,
Ç(^)=2 (',!) ''rip
Dans ce cas, nous aurons
et il esl évident que o{x) est du degré n ou du degré n — ^ i , selon que p est pair ou impair, de sorte que nous avons à étudier séparément ces deux cas.
^ i" p est un nombre pair. — Nous avons à substituer, dans les
h' formules du paragraphe LXIX,
ce qui donnera
(9) |.-(-l)']T,(/.)=2(-l)v(^i'jy,'-Va,(yO,
(il) {— iYy^ir+iip) — p ('• -+- •^)^2,-(/>)
(.2) f-i)'-cr.,,^,(/>)=2(-0^("',tO (f)"'~''''^.v(/')T,v+„
formules qui sont parfaitement analogues à celles que nous venons de développer pour les S„{p).
2" p est un nombre impair. — Dans ce cas, nous avons à substituer, dans les fozmules générales susdites, n — i au lieu de w, et
CHAP. XVI. — LES SOMMES DE PUISSANCES. 3l3
à poser
^L. de sorte que nous aurons
"^) °='ï'(-Kr",')(f)"'"'^''-(")'
ic.) r
— IVT2,.+2(/>)=:2(— 0''(;J' ^n (fj Cr2v+l(/>)T,.-v + l-
Appliquons encore les formules (6) et (7) du paragraphes^, h','
/i! ~ Zid (,« + 1)
ou, ce qui est la même chose,
(x -+- 1)'» '^ ^n-ai-^)
il résulte ces deux groupes de formules
3l4 TnOISiÈME PARTIE. — APPLICATIONS SUR LA THÉORIE DES NOMBRES.