‹ Traité élémentaire des nombres de BernoulliChapitre 140 sur 148 · XCIII. — Nombres des résidus dans un intervalle donné · texte numérisé non relu

XCIII. — Nombres des résidus dans un intervalle donné

Soit /?== 2/71 + 1 un nombre premier impair quelconque, Je positif entier a, plus petit que p, est dit « résidu quadratique de j) ». pourvu que la congruence

(i) x-s= f( (ii)ocly>)

ait des racines. Or, remarquous qu'un nombre carré quelconcpic non divisible par p donnera le même reste modulo p que donnera un des nombres

il existe évidemment précisément m résidus ([uadratique de p. Appliquons la définition (i), il résulte

(-2) a'" ^ x^'"^^ i {modp),

de sorte que nous aurons, dans ce cas, en appliquant le svmbole de Legendre,

Supposons, au contraire, que la congruence (i) n'admette pas des racines^ nous aurons par conséquent (4) «"» = — 1 (mocly;)

ou, ce qui est la même chose,

dans ce cas, a est dit « non-résidu de p ».

CHAI'. XIX. — LES QUOTIENTS liK FERNAT. 373

Soil maintenant a un positif entier plus petit que />, nous désignons par K(rt) le nombre des résidus quadratiques de p qui se trouvent parmi les nombres

tandis que !(«) est le nouibre des non-résidiis trouvés parmi les mêmes nombres.

Cela posé, nous aurons évidemment

laiidis (jue les eongruences (2) et (4) donnent

(S) R(rt) — I(rt) = S,„(a) (iuo(J/>).

Ap[)liquons maintenant les formules bien connues

S„(aj = /t! [!{„+,(«)- li„+.,(o)I,

OÙ X et a sont des variables complexes quelconcjues. nous aurons,

en introduisant

puis posant

(9,1 nq-\-r=p,

cette autre représentation de la somme de |)uissances S,j(rt)

.Soit ensuite, dans (10), p un nombre premier impair, tandis que q et /• désignent des entiers non négatifs, le théorème de von Slaudt et de Th. Ciausen donnera la congruence

1) S„(a) = ni ]^\n^x (- -^ - H„+,(o)] (mod/>),

où il faut supposer \'^n^p — 3.

Gela posé, nous aurons immédiatement, en vertu de (8), le théorème :

T. Soit p := 2ni -^\ un nombre premier impair quel conque ^ et soit

aq -\- r = p,

les définitions susdites de R(a) et \{a) donnent

{vx) K{a)-\{a)^m\\\\,„+A--\-\i„,+^{o)\ (mod/>).

Désignons ensuite par «, un autre entier tel que a <^ a, ^p — i y. puis posons

il est évident qu'on pourrait, en vertu du théorème susdit, déterminer les nombres des résidus ou des non-résidus parmi les nombres

rt -t- I, « H- '.i, . . ., «1.

Dans ce qui suit, nous ne donnons que les applications (|ui permettent de déterminer, en vertu des formules numériquc.sdéduites dans le paragraphe X\ f, sous forme simple le second membre de (12).

Première application : r z= q = \ , ce qui donnera a =^ j) — 1 ..

— Nous aurons le résultat évident

Deuxième application : q = 2, /• = i , ce qui donnera a = m.

— Nous avons à considérer séparément les deux cas suivants :

i" /// est un nombre pair, savoir ;«== 2/i, ce qui donnera yO=:4/i4-J r nous aurons le résultat évident

(i4) \\('in)=l(in) = n.

2° Soit, au contraire, m un nombre impair, savoir //? = 2 /i -h 1 ;, ce qui donnera p^=- l\n +3, nous aurons

ou, ce qui est la même chose,

(iG) R(.^„-,-,)[(2,t + i)= ^ iL__ii!±i (niod/O-

CHAP. XX. — DES «ÉSIDUS QUADRATIQCES. 375

Appliquons ensuite l'égalité

nous aurons pour n pair, savoir/? = Sm + S, (17) R(4/n -+-I)— I(4//j -+-!)= — 6B2,„4., {moAp),

tardis que l'hypothèse p = Sm -i- '- donnera de même <i8) R(4m-+-3)— I(4m-i-3) = 2Bî,„+, (mod/>).

Ces deux résultats sont dus à Cauchj (' ).

Troisième application : q = /\, — Nous aurons à étudier sépal'ément les deux cas suivants :

1" ^ = 4«i + 1 , a = m, /• = I ; ce qui donnera

(lo) R(/«)-I(m)=^ .;— ^ (mod/>);

2" p = i m H- 3, a = m, r = 3 ; nous aurons dans ce cas

(20) R(/n) — I(»i)ss(— i>"'+i(2'«->-»— i)(2»"'+i-+-i)B„,+, (mody^).

Soit ensuite

m = ïn^ /> = 8/1-1-3, ( — \=ij

il résulte

tandis que l'hypothèse

/n = 2 « -H I , /j = 8 rt -t- 7, I - I = I

donnera de même

(22) R(2rt -f-i)— l(2-f-i) = 2B2„H.2 (mod/^\

Quatrième apolication : ^ = 3. — Nous avons à étudier séparément les deux cas suivants :

(•) Mémoires de l'Institut, t. XVII (i83o) i84o, p. 265-2G6, 442-'l43.

° /> =: 12 7/? + 7, rt = 4'" 4- 2, /• = I, (-) = — I ; ce qui don-

liera

(23) R(4m + '2) — I(/,m-+-2) = (-i)"'4B3,„+2 (mod/>);

2" p = 12 m -|-i I, rt = 4'" + 3, /■ =: 2, I - j = I ; nous aurons Ici

(2 i) R(4m-+-3) — Ii4««-+-3)~(-i)"'+'2r}3,„+.j (m. )(!/>}.

Cinquième application : q =^ 6. — INous avons à étudier les même cas que dans l'application précédente :

1 " y^ = 1 2 m 4- 7 5 « = 2 //? + i , /• = i ; ce qui donnera

(■25) R(2m + i) — I(-2/n-4- i) = (— i)'"2B3,„+2 (motl/»);

2** p = 1 2 A// -T- 1 1 , « = 2 m -|- I , /• = 5 ; nous aurons dans ce cas

(a6) R(2^î + i) — J(2/7i-l- i) = (— i)'"+i2li:„„+3 (m<.(Iy>).

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