X. — Remarques sur les opérations D, A
Supposons que les deux polynômes
F{x ) — aoJS'^-h aix"-^ ■+-. . .+ a„i^ -+■ a„, f (x) = 6o.r«-i -+- biX"-^-h. . .-+- 6„2^ -t- 6/1-1
soient liés par la relation
i^ l, , nous aurons, en vertu de la formule (6) du paragraphe II,
(2) {n — p)a,,- bp (oi/>i/i — 1);
c'esL-à-dire a^ne f{x) est parfaitement déterminé, pourvu que F(a7) soit donné.
Inversement, supposons donné ./(a?), l'équation (2) ne nous permet pas de déterminer le coefficient a,t^ ce qui est évident du reste. En effet, soit F(^) un polynôme qui satisfait à l'équation (i), et soit C une constante quelconque, le polynôme
(3) *(^)= F(ar)-4-C
est aussi une solution de (i), et inversement; la diff'érence de deux solutions quelconques de (i) est une constante par rapport à x. Dans ce qui suit, nous désignons par
un polynôme quelconque qui satisfait à (i).
Supposons maintenant que les deux polynômes F(.r) et f{x) satisfassent à l'équation aux diff'érences finies
(5) AF(a7)=/(^),
. /(0' la formule (i4) du paragraphe V détermine parfaitement /(x),
« pourvu que F(:r) soit donné. Inversement, supposons connu le
polynôme f{x), l'équation (5) ne détermine pas parfaitement le
polynôme F(x). En eff'et, soit F(^) une solution quelconque
CIIAP. II. — DU CALCUL AUX DIFFERENCES FINIES. 3l
de (5), la fonction ^(x) définie par la formule (3) est une solution aussi.
Dans ce qui suit, nous désignons par
un poljnome quelconque qui satisfait à l'équation (5 ). Quant à IVquation
:> BF(x)=/(x),
nous avons démontré, dans le paragraphe VI, que cette équation détermine parfaitement un quelconque des deux polynômes /(x) et F( J?), pourvu que l'autre soit donné. Dans ce qui suit, nous posons
Revenons maintenant aux fonctions dérivées d'un polynôme entier, nous avons à démontrer le théorème suivant :