XXX. — Exemple. Formules d'Euler
Comme premier exemple des suites régulières que nous venons (le regarder, nous avons à étudier les deux polynômes entiers
où y; désigne un positif entier quelconque, tandis qu'il faut admettre généralement ts= i; c'est seulement dans le cas où p est un nombre
pair, savoir y; = 2^/, qu'il faut poser £^=: -•
Quant aux deux polynômes ainsi définis, je dis qu'ils sont du <l('gré n et qu'ils forment tous deux des suites régulières.
Etudions tout d'abord le polynôme fn{x)] il est évidemment du
ir?. PREMIÈHK l'ARTli:. — DES CLASSES DE POLYNOMES ENÏIEHS.
degré /?, de sorte qu'il nous reste à démontrer l'égalité
OU, ee qui est la même chose,
Or, appliquons les identités évidentes
la formule (3) est évidente pour p impair; car, dans ce cas, le dernier terme qui figure au premier membre s'évanouira. Soit ensuite p un nombre pair, savoir/? = 2^, nous aurons
-i(7)'^ar'-(;-.)<^--'ar=f''"
ce qui donnera sans peine la formule (3). Posons maintenant
nous aurons
posons ensuite pour abréger
les coefficients a,- se déterminent comme suit
(6) «îr=T rT> «2/ + l =
Quant au polynôme ^n{x)-, il pe"t être traité de la même
CIIAP. M. — 1,ES SUITES RK(ilLIERi:S.
miinicTc; rf'mjti([uous que les sommes
^ôvanouissenl pour 2^2m^p— i, et seulement dans ee cas, il esi (■vident ([lie 's>„ijp\ es» précisément du /i'*"" degré par rapport a r,
Posons pour abré|^<'i-
p+îr
'■■■■- i^-H'im-'
• lis aurons
Clela posé, nous aurons immédiatement les dévelop[>empni; iTaprés les fonctions de BernouUi :
^(■^)-2(I7Tf7!'^-(-'
tandis que Ic'^ développements d'après les fonctions d'Eulei' deviei iicnl
l'osons ensuite, dans ( lo) et (i i), a* = o, puis introduisons 2// au
la-l PUEMIEHK PAUTIR. — DES CLASSES DE POLYNOMES ENTIERS.
lieu de n, il résulte les deux formules ré(iir>i\(s
p; M„,„- M.,»« =2 (~ '>-' C'ir >-'*'
dont la dernière est indiquée, sans démonstration, par Euler ( ').
Gonlormément aux remarques de Sclierk ( - >, de Saalscliiilz ( ' i et de M. Haussner (''), on n'a pas démon l ri' jusqu'iei la formule eulérienne en question.
Introduisons encore, dans ('a) et (i3), ^ = o, puis remplaçons // par 2 /i -t- I , nous aurons de même
Nous nous bornerons à remarquer que l'hypothèse ;r = — conduira à des résultats analogues aux précédents. De plus, il esl évident que les formules que nous venons de démontrer ou d'indiquer donnent, comme des cas particuliers, \u\ grand nombre de formules récursives bien connues.