LV. — Développements de première espèce
Il me semble un peu difficile de définir nelLement ce qu'il faul entendre par l'idée d'une iiidependenle Darstellung; c'est pourquoi je préfère de remplacer l'idée susdite par expression explicite et de remarquer que les développements que nous avons à déduire dans le Chapitre présent ont cette propriété de même que les développements donnés dans les paragraphes L et Ll. - jç^' En premier lieu, prenons pour point de départ la formule (9) du
paragraphe \ 111 :
<■ — ft \ s / \ m -
lf(^-s^)-/(li)],
où f{x) est un polynôme entier du degré //, et où il faut supposer m^n^ tandis que x, a, ^ sont des variables complexes quelconques, telles que a^ o. Posons, dans cette formule,
nous aurons par conséquent
lï.C^-^a.J.
Soit maintenant tout d'abord a égal au positif enlici' />, il résulte, ' llf^ ' en vertu de la formule (2 bis) du paragraphe KXX\ 1,
,-=1 \ .s J \ in — sj
CIIAP. XII. — EXPRKSSIONS EXPLICITES. ■*.ï']
on voit que le cas le plus simple de celte formule correspomi à ^ = o, m = /i.
Posons ensuite, dans (i), n-\-i au lieu de /*, cherchons les dérivées par rapport à x des deux membres de la formule ainsi obtenue, puis posons x = o, nous avons, en l'emplacant [5 par — V— \ , puis multipliant par ( — i)",
où il faut supposer })ar conséquent m^n-\-i.
Supposons de nouveau a égal au positif entier p. la formule (2) du paragraphe X\ WI donnera
posons ensuite, dans (3), a==/>-f-i, puis soustrayons la formule ainsi obtenue de (4), il résulte
Wnix)^ 7 :
On voit que la formule la plus simple de ce genre est la formule suivante
obtenue de (5) en y posant /> = 0, m = /< -h i. Déplus, on voit que les trois dernières formules générales donnent un grand nombre d'expressions explicites pour des B„, T„ et E„, si nous introduisons
Nous nous l>ornerons à étudier le premier de ces cas spéciaux, savoir.r = o; remplaçons encore n par 3/?, il résulte, en verlii
27.8 DKUXIEMK PARTIE. — MÎS NOMBRES DE BËUNOl'LLI ET D lit'LER.
de (4),
où il faut supposer par conséquent m^2n-\-i. La formule la plus si)uple de ce genre, savoir
est due à Kronecker ( ' ).
Quant aux fonctions d'Euler, nous obtenons des résultats analogues aux précédents.
En effet, posons, dans (4) et (5), /? -|- i au lieu de /? et
au lieu de x, puis soustrayons les deux équations ainsi obtenues, il U^^^ ' résulte, en vertu de la formule (7) du paragraphe XVI,
(,) ,E,,.)^:s^(;r""(::or^-
où il faut supposer par conséquent in^n-\-\. La formule la plus simple de ce genre est évidemment
Posons, dans les trois dernières formules, X =■ o, X — — -
il résulte des expressions explicites pour les 'T„ et les E,^ ; nous nous bornerons à étudier deux de ces hypothèses.
(") Journal de Crclle, t. 9i, i883, p. y68-2G,).
CHAP. XII. — EXIMIESSIONS l-XPLICITKS. 'r2()
Soit tout d'abord x=o. nous posons, dans (9), 2« — 1 à la place de //, ce qui donnera
OÙ il faut supposer par conséquent m^j.n] soit p = \, on aura la plus simple des formules de ce genre
Quant à l'hypothèse a; = » nous posons, dans (9), in au lieu
de n, ce qui donnera
Mi) 1 //n-i)pE„=2j ^ ( qp'tn+xi-^pq),
où il faut supposer par conséquent m ^2/1 ^ \ . Soit/; = i , on trouve la formule la plus simple de ce genre