‹ Traite Elementaire des Nombres de BernoulliChapitre 145 sur 216 · ITA · texte numérisé non relu

ITA

(15) Sat = 0 (mod p), o=7

En eflet, on voit, en vertu de (13), que les sommes de puissances s, sont aussi des nombres rationnels, dont les dénominateurs sont premiers avec p.

Désignons plus généralement par (16) Déni. dn)

une fonction rationnelle et entière, homogène et symétrique des ñ nombres #; et d’un degré impair, savoir 2N +1, tandis que tous les coefficients numériques de ® sont des nombres rationnels, dont les dénominateurs sont premiers avec p, nous aurons de même

ra) DÉS ER 2) — 0 (mod p).

En effet, la fonction en question se présente sous la forme

8 y AP eee, As

où les coefficients numériques À,,5,..,, sont des nombres rationnels, dont les dénominateurs sont premiers avec p, et nous. aurons

de plus a+28+3y+.. .+nv=2N+i:;

c’est-à-dire que l’ensemble des exposants PRET si

contient toujours un nombre impair au MOINS.

Cela posé, il est très facile de démontrer cet autre théorème

général :

Il. Supposons remplres les conditions indiquées dans le théorème 1, puis supposons que les coefficients a, satisfassent aux conditions ultérieures

(18) &3r—=0 (modp), SRE Te

nous aurons les trois autres congruences

(19) Lori 0 (mod p 2); METRE (20) Sr —0 (mod p), SR te (21) S 1 0A(mMO0dpA); ST SUD

En effet, appliquons les formules (4), (15) et (9), il est évident

que les trois congruences en question sont des conséquences immédiates de (18).

Plus généralement, on aura de la même manière (2) D, à, :..) An) —=0. (MO p2), HEIN EEE

Appliquons de nouveau les formules (4), (9) et (13), il résulte le théorème suivant :

IL. Supposons remplies les conditions indiquées dans le théorème IT, nous aurons les trois congruences ultérieures

(23) Pr = (2 — r) . (mod p), ÉTAT S2» L S2r >

/ 2r+1 — pe °2r 1 < DEN ;

(24) FE ( :) : (mod p}), I<TSR

(25) real 2. (mod p) STE

Prenons maintenant pour point de départ la formule (13), nous aurons cet autre théorème :

IV. Ajoutons aux conditions précédentes que p soit premier avec u.!, les congruences

(26) S5=0 (modp}), ISSU

entratnent les autres congruences indiquées dans les deux théorèmes précédents.

D x pr à « a sc 1 5 1 Pour donner une autre application essentielle des polygones symé- : Ce ” tiques nous prenons pour point de départ le polynome entier (1) JT) = a+ aan, |, on -1 © + Aon du degré 27, dont les racines

(2) dis Qu, Fi nn,

GHAP, XV. — APPLICATIONS DES POLYNOMES SYMÉTRIQUES. 287

satisfont aux conditions

As Hon-sh = D (SE 7)

où p désigne un positif entier.

De plus, nous posons

DR — Dior bia, + (rnb x + (—1)"b,,

ce qui donnera, en vertu de (3),

P(P)= An+itn+2 Lan;

de sorte que nous aurons (5) bin = ®(p)Du.

Cela posé, il est facile de démontrer le théorème :

L Supposons que les 4, soient des nombres rationnels, differents de zéro, dont les dénominateurs sont tous premiers avec p, puis Supposons

(6) din =(— 1} (mod p), nous aurons de méme (2) D2=(—1)1+ù (mod p).

En effet, la formule (5) donnera, en vertu de (4), (8) (— 1)taon = 0} — brdn-1p + Kp*?,

où K est un nombre rationnel, dont le dénominateur est premier avec p, ce qui donnera immédiatement la congruence (7).

Quant aux Congruences (4) ED (5); nous aurons cel autre théorème :

IT. Sotent, conformément au théorème précédent,

(9) ain = (—1J+pQ», (10) BA CNPNEE pr,

nous aurons

a Q= (#4 (1) Q (mod p},

où nous avons posé pour abréger

! L [ (12) Ni rome di LÆ An

Quant à la démonstration de ce théorème, remarquons que les formules (8) et (9) donnent immédiatement, en vertu de (10);

Qp= bnbn1+(—1)"Q» (mod p).

De plus, nous aurons évidemment brbn1=6ikr= (té, (mod p),

ce qui donnera la congruence (11).

Or, il est possible de pousser ces recherches un peu plus loin, en démontrant un troisième théorème, savoir :

IL. Soit, dans la congruence (10), nR+ 3 un nombre pair, tl résulte

(13) b,=+E1 (mod p); posons ensuile (4) bn=(—1$+pQ;, nous aurons (15) 205 (—1} an (—i#Q, (mod p).

En effet, les définitions (11) et (14) donnent 2Qp=(—1YQ» (mod p),

et la formule (11) conduira immédiatement à la congruence (15). Nous avons encore à étudier les deux sommes de puissances

RTE er :

Sp= ti +As +... ar, So = 27;

S,= ai +ai+..,+an, Se À cet effet, appliquons l'identité

St (P— 4) + (p — La)... E(P— an)",

qui est une conséquence immédiate de (3), nous aurons, pour/'21,

aa) Sp=[1+(—1)']s.+ >. (— 1)9 (rjor-rs,

Remarquons ensuite que les formules de Newton

Ü Sr — QiSr1 + Qosno—.. + (—i) a si +(—i)ra,= 0,

MES ME RE , x , Libres, À DS 9 —...+(—i1) 16, 8 + (—r1Yrb,= 0,

où 11 faut supposer 127 =2n, respectivement 1-77, montrent clairement que les sommes 5, et s!. sont des nombres rationnels, dont les dénominateurs sont premiers avec p, il résulte, en vertu de (19),

Sri = (mod p),

(19) S2r = 25%r (mod p),

où 1l faut supposer » = 0. Soit 7° 21, nous aurons de même

Sr — 2S9p

= — 075,,. (mod p).

Il saute aux yeux que l’on peut déduire, de ces formules générales, un grand nombre de résultats spéciaux, très intéressants du reste, en choisissant d'une manière convenable l’ensemble des nombres 4.

1° L'ensemble des nombres

Go. DE nt onto SAN

ou l’ensemble des nombres impairs

TS D tue

-2° L'ensemble des positifs entiers plus petits que p et premiers

avec D.

3° L'ensemble des résidus quadratiques ou des non-résidus qui

correspondent à un nombre premier de la forme 4 m +1.

Or, les ensembles que nous venons d'énumérer exigent des recherches plus étendues; c’est pourquoi nous avons à regarder dans les deux paragraphes suivants, d'autres exemples de polynomes symétriques.

NIELS NIELSEN

Page 1