LXXXIV. — Analogies aux factorielles ordinaires
Il saute aux yeux que les sommes de puissances $, que nous venons d'étudier sont très analogues aux sommes de puissances Sa (mm — 1) provenues des zéros de la factorielle ordinaire OT).
Dans le cas où m2 est supposé égal au nombre premier p, l'analogie des deux fonctions
frtæ)=p!B;(x), Wp(T) = TX +1)...(2 + p—:1)
peut être étendue beaucoup plus loin. En effet, posons, pour
CAP. XVII. — LES COEFFICIENTS DE FACTORIELLE. 313 abréger, (1) par) = x? + Lars + CoxP+ CixPch+.. + C1, (3) Wp(r) = rP+ CO) +xr1+ Cixr2+.. + CE De.
nous aurons, par conséquent,
(4) Ce ( 5 }B
Cela posé, les résultats obtenus dans le paragraphe LXXIX donnent immédiatement la proposition suivante :
L Soit p—2m +1 un nombre premier plus grand que 3,
NOUS AUTONS
(5) G,— C0 (mod p), . rex I cer (—1)"B, (6) ñ Pa FE her (mod p),
où il faut supposer 1 £7r £m—i1.
Quant au cas spécial exclu 7 — m, le célèbre théorème de von
Staudt et de Th. Clausen donnera
ï ( oi) (— 1)” Bu= - + Ve
où W5 estun nombre rationnel, dont le dénominateur n’est divisible par aucun nombre premier plus grand que p—2, ce qui donnera
{8) Come CFE —1 eye
de plus, nous aurons, en vertu de (4) et (7);
1 1 CGonm—=—1—pÜom;
(9) tandis que le théorème de Wilson donnera
Can = (p —1)! =—1+po,
Mp=—1— Von (mod p );
c'est-à-dire que nous aurons
Csmn + 1 P
CE x:
(10) = — \h,, (mod p),
= — Lo. (mod),
de sorte que la congruence (6) n'a aucune analogie dans ce Cas.
Quant aux sommes de puissances 52, et 5:,(p —1), nous aurons
(12) Sir = Ser(p—1)=(—i)t1B,p (mod p?), ce qui donnera cette autre proposition :
IL. Soit p—2m+1 un nombre premier plus grand que 5, et Soit 1 <r<m —1, nous aurons
(13) S2r= S2r(p —1)=0 (mod),
(14) Ser(p—1)=(—i1)T1B. (modp).
Quant au cas spécial exclu, il résulte, en vertu de (=) et (r2), Son = Sam(p—1)=—-i1-plb»h (mod p?), ce qui donnera immédiatement
(15) Somn= Som(p —1) =—1 (mod p),
Sam + So — VE (16) = = nr . : = Un (mod p).
Etudions maintenant les deux sommes S,,,, et Sssi(p—1), il résulte, pour 1£r£m—i1,
(17) Sar+1= S2rr1(p —1)=0 (mod p?),
MO Rae ne Re : - » :
mais 11 n'existe pas des congruences analogues à (6) et à (14). Or, il est bien remarquable, ce me semble, que les coefficients de facà: A repré : . Le pe torielles C;"*? représentent des analogies parfaites avec les sommes de puissances S:,,,.
En effet, on aura tout d’abord
RU CUESPURE"SE) 2 5 Pl 3 ) ce qui donnera | Sy= C}=0 (modp), (18) Sel ï I RE mil re 4 Ho PES (mod p),
tandis que nous aurons ici la proposition générale :
1 PE RURCES IENTS DE FACTORIELLE.
Sorti = dr — 0 (mod p?),
= 2 Ce OO (mod p).