‹ Traite Elementaire des Nombres de BernoulliChapitre 21 sur 216 · IX. — Développements d’une seule puissance · texte numérisé non relu

IX. — Développements d’une seule puissance

Appliquons maintenant la fonction

(Gi) ata)= (a+ (y ()ta+s—ry 1° =9

introduite dans les formules (23) et (24) du paragraphe V ; le développement général (3) du paragraphe VIIT donnera @) œ+ar=S (* }a (2) (m2 Tn),

d’où, en posant — z au lieu de +, puis appliquant l He (10) du A arihe VIT

(3) Re t. (m2n),

ce qui donnera pour 4 = 0

(4) =D iye(e Ti ja (mEn).

Se ; e Posons encore, dans (4), m—n; la formule ainsi obtenue est

appliquée déjà par Fermat pour déterminer les premières des sommes de puissances semblables

Sa(p)=17+92+3n+,,.+ pr.

La formule (4) est indiquée par Sürling (!) et retrouvée par beaucoup de géomètres, par exemple Kramp (2), Herschel (*?), Cauchy (*), Puiseux (5).

Revenons maintenant à la formule générale (2), elle nous donnera immédiatement une équation fonctionnelle qui doit être satisfaite

) Methodus differentialis, p. 8. Londres, 1730. ) Hindenburg comb. analyt. Abhandlungen, t. IT, p. 365. Leipzig, 1800. ) Calculus of Jinite differences. Londres, 1820. ) Résumés analytiques, p. 34-35. Turin, 1833. Journal de Mathématiques, t. II, 1846, p. 477-488.

(e ( ( \ fe

citant me dé LÉ

par les fonctions A"(4). En effet, multiplions par THa—(T—s)+(a+s),

nous aurons l'identité

s=n+1 Se S=n LUE C ; o 2 (F)aurts (a) > CE,)e+ Da (a) + Ù ee (a+ s)dbf(x), Li S==I0 sS=0

ce qui donnera, en vertu du théorème IV du paragraphe 1, (5) MS ti(a)= sr (a) +(ax+s)LE(a), où il faut supposer 1<s<n, tandis que nous aurons

(6) { ALiti(a)=adby(a) = 21, RTE) Ur (a) = Cr) Cherchons encore, dans (2), le coefficient de la puissance æ%7 qui figure aux deux membres de la formule susdite, nous aurons l'identité

FO TT (— 1} RUES tr s)i cs dits (a),

SD

où les C;, sont les coefficients de factorielle du rang m. Dans nos recherches suivantes nous avons besoin d’un autre développement de la puissance x”. A cet effet, posons pour abréger

sS=p

. EN 4 et À (8) (a) = Cix ; j@+p—sy,

où m,n, p désignent des entiers non négatifs, tandis que # est une variable complexe; je dis que nous aurons l'identité

= pp

LES ON DE) n,r ARE r (9) DA Ne } (a)=(2+p}.

En effet, introduisons dans (9), au lieu de 15%” (x), les expressions correspondantes tirées de la définition (8), puis ordonnons, d’après les puissances (4+-p — q)", le coefficient de cette même puissance

deviendra, en vertu de la formule (15) du paragraphe VIT,

Déni set (Tes (g>o).

CPE ) È /

Cela posé, il est facile de démontrer le théorème suivant :

I. Soient x et à des variables complexes, tandis que met n désignent des positifs entiers, tels que mn, nous aurons Loujours

S=m+I1 LENS A = Con (rx) > ( 2 }gr (a) (m2n).

sS —=0

En effet, étudions l’équation algébrique (10), dont le degré par rapport à æ est égal à m au plus, puis posons — D; 1SpSm+t,

nous retrouvons toujours la formule (9); c’est-à-dire que notre équation est une identité parce qu'elle à (m + 1) racines inégales. Dans le cas spécial m — n, nous posons pour abréger

(HE) VE" (a) = V55(x), ce qui donnera, en vertu de (8), S = p

(19) =) nf) (ap sys

Sd

soit encore à — 0, nous posons de plus

(13) Vpr(0) = Ve, 155°*(0) = W53(0) = Wb?, savoir S=p * , Mm + I (14) (FE DE x (TA }Co— si, s=p (15) = Ù (—i) (PT) sn $S=N0 ;

Le cas spécial de la formule (10) qui correspond àa—0,m— n,

est dû à Worpitzky (!), tandis qu'Euler (?) a appliqué les nombres 157.

Introduisons maintenant, dans (5), successivement

BHO 2,5...

la conclusion ordinaire de n à n—+1 donnera l'identité remar-

quable (16) UE (a) = (— ph yen dre nm -p+1 (X —( 1) lo (or) (O= PE 7 Eu)

ou, ce qui est la même chose,

(17) (IAE 1(x ras. (? S'Jenpesr

En effet, la formule en question est évidente, p —o et p—1; supposons ensuite qu'elle soit vraie pour

(18) D'=DNL O0, eng 1,

puis posons, dans (10), x = q et introduisons les expressions correspondantes aux valeurs (18) dep, urées directement de Ja formule (15), puis ordonnons d’après les expressions

= 1}4=n- 1 (q — s—1)?, le coefficient correspondant deviendra, en vertu de la formule (17) T du paragraphe VIT, l=SsS—1

\ (77) Rene) BE ml S—r 7 s

ce qui nous conduira immédiatement au but.

L'hypothèse « — o donnera, en vertu de (16),

(19) Vi (— ri) bit (Sp Sm), d’où, pour m— n»,

(20) VE pes = US (ES DENT)

Es

(!) Journal de Crelle, t. 94, 1883, p. 203-252. L (2) Institutiones calculi differentialis, p. 487-491. Petrograd, 1755.

30 PREMIÈRE PARTIE. — DES CLASSES DE POLYNOMES ENTIERS. tandis que nous aurons

(21) WE =Vb=0 (2>0)

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