CHAPITRE V. — DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES
II. La série de Mac-Laurin, supposée convergente, peut n avoir pas pour Umite f(x). Pour le faire voir, prenoos
étant nne fonction qui reste finie et continue, ainsi que ses dérivées, pour x=0. Il est facile de reconnaître que la fonction expo-
nentielle e^ et toutes ses dérivées s’annulent avec x. Si donc l’on appliquait la formule (4) au développement de f{x), on trouverait
y(x)4-"/=9(0)-l-f?’(0)+ri?'(0) +
ou
ce qui est absurde.
A^UmUods des Uiéoric* préoéd«atet.
111. Fobmdle DU BfNéME. 1* Si l’on suppose f\x)={'l+xy", la série de Mac-Laurin devient
Elle est convergente lorsque æ est compris entre et — 1(15,111);
mais, afin de savoir si elle a pour limite (l-f-^)"*. ü est essentiel de former l’expression du reste. Or, la formule (10) donne
1) (m— 1 + 1 ) Jl— ffl)iT («+l-tn)x (n—m)x, . 1 .
t étant le nombre entier immédiatement supérieur à m.
Cela posé, si x est positif et moindre que l'unité, le produit
(i— n»)® (i+1— f»)x (n — tn)x
~ Th ~ * 1+2 n +1 ’
dont toDS les facteurs sont inférieurs à (c, a pour limite zéro. En même temps,
litn 77 ^
donc
et
lim R= 0,
2° Soit /l[ir)=(l— -x)". Alors
Mais, à cause du facteur qui peut être très-f»rand, et
même infini, la valeur de R, employée ci-dessus, n’est plus applicable. Il faut donc recourir à la formule (11). Elle donne
^m(m— Il (m— n)
Le premier facteur diminue encore indéfiniment lorsque n croit. De plus, à cause de , j 3 ^ <Cli le second facteur a pour limite zéro, on du moins il reste inférieur à l’unité ; donc
f»mR=0,
et