CHAPITRE V. — DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES
Mais, si l’on se proposait d’assigner le terme général de la suite 1, 0, —1, 2, —2, 3, —5. 7, —10, 15,
on serait ramené à la résolution de l'équation irréductible x' — x — 1 = 0.
La question peut donc être regardée comme à peu près insoluble {*).
131 . Problème IV. Développer — ï , suivant les puissances de x.
Solution. Le développement commence par l-t-cos0. D’ailleurs, l’échelle de relation étant
A„ — 2A„, cos8-f- A„ 2 =0, ou
An= A„, 2cos 9 — A,,i,
il en résulte qu’un terme quelconque du développement cherché est égal à la somme des deux termes qui le précèdent, respectivement multipliés par 2cos0 et par ( — 1). D’après les formules de Thomas Simpson, les cosinus des multiples de 9 procèdent précisément suivant cette loi. Donc, à cause de
A 0 = 1 , A,= cos0,
nous aurons
A,=cos20, A,=cos3G, A„=cosn0,
et, par conséquent,
1 ““ x cos 6
; — r — — r= 1 -he cos 0-t-x’cos 20+x 3 cos 3©~H +x ,, cos n9- f- ,
1— 2jcosB-f at* ’
pour les valeurs de x comprises entre — 1 cf -4-1 (exclusivement).
132 . Remarque. Si, dans la dernière formule, on suppose x=cos0, on trouve cette relation assez remarquable :
cos20+cos0cos304-cos , 0cos40-t- -t-cos ,1- ‘0cos(n-t-l)0-I- = — 1 (**).
{*) Cependant, si l'on appelle a, 6, c les trois racines de cette équation, on trouve, par un calcul que nous supprimons :
An——— gu -f* — — — -f- c*.
(") Elle est en défaut lorsque cos6=±i (5S).
133. Problème V. Trouver la fraction génératrice de la série récurrente
dans laquelle
Solution. Cette fraction a la forme (*).
D’ailleurs, si l’on multiplie par t-\-2x — x * les premiers termes de la série, et qu’on identifie le résultat avec a-+-bx-\-cx l -+-dx*, on obtient
Par conséquent, pour des valeurs de x suffisamment petites (*"),
. 1— æ-4-x*— 2 æ , 4-5x‘— llx 5 4-
(*) La série étant régulière à partir de n=i, le numérateur de la fraction génératrice est un polynôme du troisième degré, ou d’un degré inférieur. Si l’échelle de relation n’était applicable qu’à partir de n=p, le degré du numérateur serait p— 1, au plus.
(*’) Cette restriction, sur laquelle un ne saurait trop insister, doit être faite toutes les fois que l’on essaye de développer une fonction en série. Faute d'y avoir égard, on arrive à des résultats du genre de ceux que nous avons indiqués au commencement de ce Traité (i).
Si, par exemple, on supposait x— t dans la dernière équation, on trouverait
1 — 1-4-1 — 2+5— 11+23- 18-t-tO!— =î ,
ce qui est complètement absurde.
Remarquons encore que si, en cherchant le développement d’une fonction o{x), on est conduit à une série qui soit divergente pour toutes les valeurs de x, il en résulte que la forme essayée est impossible. Euler a trouvé , pour le développement de la fonction <p(ir) déterminée par lus deux équations
la série