‹ Traité pratique de cuisine bourgeoise [electronic resource]Chapitre 263 sur 282 · DOUCETTE (VALÉRIANE) APPELÉE AUSSI MACHE · texte numérisé non relu

DOUCETTE (VALÉRIANE) APPELÉE AUSSI MACHE

lescents. Il ne faut pas en manger le soir, à moins de se coucher tard.

On doit après l'avoir débarrassé de la peau et des semences, le couper très mince, le saler avec du gros sel et le mettre entre deux assiettes pour qu'il rejette l'eau.

L'assaisonner avec six parties d'huile, une de vinaigre et le poivrer fortement.

Cresson alénois

Formule. — Ce cresson est très parfumé, fortement iodé, par conséquent, de même que le cresson de fontaine, très lourd, mais très hygiénique.

Il leur faut à tous deux assez de sel et poivre, très peu de vinaigre et d'huile, ne les assaisonner qu'à la dernière minute, sans cette précaution ils cuisent très vite et il n'en reste plus.

Doucette (Valériane) appelée aussi mâche

Formule. — C'est la plus terrible des salaces pour la servir propre, sans pailles, animaux ou sable; elle doit être nettoyée en plein jour pied par pied, être lavée deux ou trois fois, la tenir un moment à l'aide de la main ou d'une écumoire au fond du récipient et lui faire couler l'eau dessus, afin qu'en débordant les pailles s'en aillent, on la laisse tremper saupoudrée de gros sel, et les vers se précipitent au fond du vase.

L'assaisonnement est de quatre parties d'huile, une de vinaigre, de la betterave rouge taillée ainsi que pour la barbe, sel et assez de poivre. Les pommes de terre cuites en robe de chambre se marient très bien avec elle, ainsi que le céleri en branches,

Page 1