‹ Traité pratique des bilans et inventaires [microform]: évaluations - amortissements - reserves - dividendes - responsabilités -bénéfices de guerreChapitre 6 sur 100 · I . ooof · texte numérisé non relu

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Ce qui fait connaître les prix de revient.

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BILANS ET 1NVE.NTAIRES

Marchandises.

Doit, A fabrication. i.ooo'

Avoir.

Par ventes,

Et ainsi de suite en ouvrant un compte de ventes comme il a été exposé ci-dessus.

Mais si les états successifs d'un objet fabriqué sont nombreux, il faudra ouvrir autant de comptes Fabrication dont chacun jouera avec le précédent comme le compte Marchandises avec le dernier d'entre eux. Dans la plupart des entreprises, il en résulterait un surcroît de travail qui rendrait l'application du système impossible, ou du moins beaucoup plus onéreuse que le recensement annuel du magasin.

Tels sont les inconvénients pratiques du système de la permanence. Mais même en le supposant parfaitement réalisé, il n'apporte pas une solution satisfaisante du problème. Même en théorie, il est inexact :

1° Il est lié à l'application du prix de revient. Or, nous verrons (') que le prix de revient ne doit pas toujours être maintenu pour le stock restant en magasin ;

2° Pour qu'il fût exact, il faudrait connaître le bénéfice réalisé sur chaque vente, c'est-à-dire le prix de revient de chacune des marchandises vendues.

Or, très souvent les combinaisons d'entrée des marchandises ne sont pas les mêmes que les combinaisons de sortie.

Par exemple, le marchand achète un lot de marchandises qu'il revend au détail, les unes cher, d'autres à perte. Gomment fixer le prix de revient de chacune ? Ou il achète au poids et vend à la pièce. En outre, la plupart des marchandises se transforment entre Tachât et la vente. Presque toutes les quantités subissent un déchet (^). Par suite, le prix de revient des quantités vendues se trouve élevé d'autant. Gomment enregistrer ces variations incessantes, et, dans le détail, souvent insensibles?

Le système de la permanence, en dépit de sa complication, ne permet donc pas d'atteindre à l'exactitude.

D'autres procédés, dont quelques-uns sont usités en pratique, ont été imaginés pour réaliser la même conception, au prix d'un

lui <* '*^/•

(0 Cf. infni,

(a) Lorsqu'on dêtailie une marchandise, on ne trouve jamais à la sortie la même quantité qu'à l'entrée. Cela ;ient à trois causes : le déchet, le toiilage, la nécessité de faire bonne mesure ans ciien!';.

, PRINCIPES GÉNÉRAi;X Sn

moindre effort. Mais tous reposent sur des évaluations a priori et par conséquent ne peuvent reproduire la situation du magasin qu'avec une fidélité relative.

Par exemple, pour éviter de rechercher le prix de revient de chacune des marchandises vendues, on leur applique en bloc un prix de revient moyen. Il est relativement aisé à un commerçant de se rendre compte du bénéfice moyen qu'il réalise sur ses ventes. Dès lors il lui suffit d'ouvrir un compte Ventes, comme dans le système de la permanence, et de retrancher du chitfre global àes ventes le bénéfice moyen correspondant k ce chiffre d'affaires. La différence donne le prix de revient, que l'on porte au crédit du compte Marchandises et au débit du compte Ventes.

Mais un tel procédé ne conduit qu'à une vérité approximative. Or, si l'inventaire permanent n'a pas l'avantage d'une rigueur scientifique, il ne présente aucune supériorité sur le système de l'évaluation à date fixe.

Ajoutons que ce dernier est le seul qui ait été envisagé par l'article 9 du Gode de commerce. Si l'on peut lui substituer un autre procédé, c'est seulement à la condition d'obtenir une exactitude au moins équivalente. Ce ne sera presque jamais le cas.

5 12. Des comptes d'ordre. — A côté du compte Marchandises, nous ayons signalé encore une autre difficulté qui s'oppose à la réalisation de l'inventaire permanent : celle qui provient de l'existence d'éléments d'actif ou de passif qui se forment par l'effet du temps. Les écritures ne peuvent pas faire état de leur accroissement au jour le jour. Au moment choisi pour l'inventaire, il est nécessaire de saisir ces obligations qui sont en voie de devenir et de les figer, pour ainsi dire, dans des comptes spéciaux, dits comptes d'ordre.

L'ouverture des comptes d'ordre constitue donc une opération spéciale à l'inventaire, et extérieure à la balance des comptes.

On peut définir les comptes d'ordre des écritures provisoires nécessaires pour déterminer la valeur au jour de l'inventaire d'éléments actifs ou passifs en voie de formation.

Exemple : Les frais imputables à l'exercice clos et non encore payés à la date de l'inventaire.

Supposons qu'à cette date le semestre d'abonnement à la compagnie du gaz ne soit pas entièrement écoulé, et que par conséquent la compagnie du gaz n'ait pas encore présenté sa facture.

^ Il est impossible de porter aux frais généraux une dépense qui n'est pas encore réglée. On ne peut pas davantage attendre la date du paiement pour comptabiliser l'opération, ce qui aurait pour

résultat de faire supporter à l'exercice suivant une charge afférente à l'exercice écoulé. On résout la difficulté en débitant le compte Frais généraux par le crédit d'un compte d'ordre qui figurera au passif du bilan.

Autres exemples : Le loyer, les contributions, les assurances, l'escompte des clients et des fournisseurs, le réescompte, etc. (»).

Caractère commun à tous les comptes d'ordre, — Ce sont tous des comptes provisoires. En elïet la valeur attribuée aux éléments qui en font l'objet ne sera pas la valeur définitive puisqu'ils doivent s'accroître encore jusqu'au jour du règlement.

En conséquence, ces écritures ne sont passées qu'e/i vue de l'inventaire.

Dès qu'on rouvre les écritures de l'exercice suivant, les comptes d'ordre perdent tout intérêt. On les annule aussitôt par des écritures contraires.

(0 Cf. infra, 5S 3Ci et s.

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