L -4- -j- ) du — dt = o
A DIFFÉRENCES PARTIELLES DU PREMIER ORDRE. 553 qui devra donc être intégrable. Or comme t est une fonction connue de u, x, y, on aura réciproquement x égale à une fonction connue de t, u, y, de sorte qu'on pourra introduire la variable t à la place de la variable x; qu'on fasse donc cette substitution dans la quantité L -+-^> et comme l'équation ne contient que les deux différentielles du et dl, il est clair qu'elle ne pourra être intégrable à moins que la variable y ne disparaisse entièrement de la quantité L -+--J-- Supposons, pour abréger, cette quantité égale à P, et il faudra qu'en substituant dans P, à la place de x, sa valeur en y, u et i, la variable y s'en aille en même temps que x; donc aussi si, dans la différentielle
7n dP , dP , dP ,
rt P = -,— dx H — i— dy -+- -5— du, dx dy ' au
on substitue pour dx sa valeur tirée de l'équation dt = Lpdx -4- Lqdy + -j- du,
il faudra que la différentielle dy disparaisse; mais, la substitution faite,
on a
1, 1 1 dl j
dP , dP , -+- -j— dy + -j— du ; dy ' du
savoir
/ dP dt dP 1 \ ,
dP =
dP dx
dl —
L q dy
dl ,
î— du
du
dP dx
dl 1 dP
Lp \dj-
dP\ .
dx-)d^
Ira q
u'on ait
dP
q dP
dy
p dx
dl du
Or
donc on aura cette équation de condition
dL d!t q ( dL d't
dy dudy p \ dx dudx J
mais on a déjà
dx "t"' dr donc on aura
dt dt
d-t d{Lp) dp dL d-t __ d(Lq) dq dL
dx du du du " du ' dy du ~ du du ^ du '
donc l'équation précédente deviendra
dL T dq dL a f dL , dp dL\
dy du H du p \dx du " du
savoir, en otant ce qui se détruit,
dL dq q I dL dp\
dy d p \ dx dii
De plus les mêmes
équations
dt
dx = LP'
dt
donnent
d(Lp)
d(Lq)
dy dx
dy dy * dx dx
donc, retranchant de cette équation la précédente multipliée par/», et divisant le reste par L, on aura celle-ci
dp d1 dq+ dp=o
dy dx ' du * du
qui est, comme on voit, la même qu'on a trouvée plus haut.
5. Ainsi, dès qu'on aura satisfait à l'équation précédente par le moyen de la valeur de p, on sera assuré qu'en chassant x de la quantité
du
par l'introduction de la variable t, la quantité y s'en ira en même temps, de sorte qu'on aura alors l'équation à deux variables
Pdu — dt = o.
Soit donc L' la fonction de u et de t par laquelle il faudra multiplier maintenant la différentielle
Vdu - dt
pour la rendre intégrable (fonction qu'on pourra toujours trouver par l'intégration de l'équation Velu — dt = o), et comme
L'{Vdu — dt)
sera une différentielle exacte d'une fonction de u et t, si l'on remet à la place de t sa valeur en u, x et y, ce qui , à cause de
dt = L p dx -+- L q dy H — =- du, P=Lh — =- , r ' • du du
transforme la différentielle dont il s'agit en celle-ci
L' ( L du — Lp dx — L q dy) ,
il est évident que cette dernière différentielle sera pareillement une différentielle exacte d'une fonction de u, x et y; d'où il s'ensuit que L'L sera le facteur propre à rendre intégrable la différentielle
du — pdx — q dy,
et qu'ainsi l'on aura (2)
de sorte que connaissant L etL', on connaîtra sur-le-champ le facteur M, et de là par l'intégration on pourra connaître la valeur de la fonction finie
M {du — pdx — q dy) .
6. On voit donc clairement par l'analyse précédente que la solution du Problème ne dépend que de la recherche de la quantité p à l'aide de
l'équation de condition
cl y dx ' du H du
laquelle est connue depuis longtemps; car, dès que cette condition sera remplie, on pourra toujours trouver le multiplicateur M, qui rendra intégrable l'équation
du — p dx — q dy = o,
et l'intégration donnera ensuite la valeur cherchée de u en x et y.
Si la valeur de p, qui satisfait à l'équation de condition, a toute la généralité que cette équation comporte, on aura par son moyen la valeur complète de u; mais si la valeur de p n'est que particulière, on ne trouvera d'abord qu'une valeur particulière et incomplète de la fonction cherchée u; cependant si la valeur particulière de p est telle, qu'elle renferme une constante arbitraire, on pourra compléter la valeur de u de la manière suivante. On cherchera d'abord, d'après cette valeur particulière de/?, le multiplicateur M, qui rendra intégrable la différentielle
du — pdx — q dy,
et l'on aura, en intégrant, l'équation
/ M [du — pdx — qdy) = une const.
Désignons, pour plus de simplicité, par N la quantité
/ M ( du — pdx — q dy) ,
qui sera nécessairement une fonction finie de u, x et j; soit de plus </. la constante arbitraire qui entre dans la valeur dep, et il est clair que cette constante entrera aussi comme telle dans l'expression de N; supposons maintenant que cette même quantité oc, au lieu d'être constante, soit aussi une fonction variable, et il est visible que dans ce cas la différentielle
complète de N ne sera plus simplement
M ( du — p dx — qdy), mais
M ( du — pdx — q dy) H j— du ;
de sorte qu'on aura, dans l'hypothèse de la variabilité de «,
N = / M {du — p dx — q dy ) + / -j- dix, et par conséquent
/ M{du— pdx — qdy) = T$ — j -j- de/..
Donc, si pour satisfaire aux conditions du Problème on veut que la différentielle
M {du — pdx — qdy)
</N soit intégrable d'elle-même, il faudra que la différentielle -r-du. le soit
aussi en particulier; ce qui ne saurait évidemment avoir lieu, à moins
que -j— ne soit une fonction quelconque de a.
Que /(a) dénote donc une fonction quelconque de a, et supposant
j.,, , df(a) e
f («) = -f » on fera
-j— =zf'[a), dcf. •'
équation par laquelle on pourra déterminer a. Ensuite on aura
flû'd'x=-f{"); donc
/ M i du — p dx — qdy) = N —fi a. i ;
de là on aura l'équation intégrale
N —fia) = une const.,
ou bien simplement
[à cause que la constante peut être censée renfermée dans la fonction /{«)], laquelle servira à trouver la valeur de la fonction u; et il est clair que cette valeur de u sera complète, puisqu'elle contiendra une fonction arbitraire.