VIII
la quantité dont il s'agit sera
ztR-nr'
par conséquent les limites dont nous avons parlé dans le numéro précédent seront
±R-m' i ± R — gj' i
; h - Cl ;
Ainsi l'on pourra trouver ces limites indépendamment de l'équation transformée en t, et par le seul moyen de l'équation proposée en x, ce qui pourra servir à abréger le calcul.
83. Il reste maintenant à voir comment on pourra reconnaître si la racine * est renfermée entre les limites dont il s'agit; or cela est facile dès qu'on connaît les deux nombres entiers consécutifs 0, 8 -+- 1 entre
lesquels se trouve cette racine : car, soient \ -+- - et \ les deux
limites données, il est clair que, pour que / se trouve entre ces limites, il faudra que \ tombe entre les mêmes nombres 0, 0-hi, et même plus près de celui de ces deux nombres dont t approchera davantage. On examinera donc : i° si \ tombe entre et h- i; 2° cela étant, on prendra celui de ces deux nombres dont \ approche davantage pour
la valeur approchée de t, que nous nommerons k, et faisant * = k h — ,
on verra si l'équation transformée en w a une racine positive ou négative plus grande que 2 ; si cette seconde condition a lieu, on sera assuré
que la racine t tombera réellement entre les limites \ -+- - et \ » et
l'on pourra poursuivre le calcul comme nous l'avons dit dans le n° 81.
84. On pourrait s'y prendre encore de la manière suivante, pour
s'assurer si la racine t tombe entre les limites \ -+- - et \ Il est
facile de voir par le n° 81 que la difficulté se réduit à savoir si la somme des quantités
divisée par p'*, est moindre que -; ainsi il ne s'agira que de trouver
une quantité qui soit plus grande que cette somme, et de voir ensuite
si cette quantité est moindre que - —
Or soient x, x\ x'\ ... les racines réelles de l'équation proposée, que nous supposerons au nombre de p, et
les racines imaginaires, que nous supposerons au nombre de 2v, en sorte
que pt + av = n; comme la fraction— diffère de la racine x d'une quan-
tité moindre que -^ (n° 73), il est clair que si A est une quantité égale
ou moindre que la plus petite des différences entre les racines réelles de la même équation, chacune des quantités réelles
sera nécessairement moindre que
et par conséquent la somme de ces quantités qui sont au nombre de jx — î sera moindre que
Considérons ensuite les quantités imaginaires, lesquelles seront deux à deux de la forme
de sorte qu'on aura v quantités de la forme
or je remarque que, quels que soient les nombres ^t l et '}, là quantité
sera toujours moindre que -r; en effet, si Ton considère la quantité
et qu'on fasse, ce qui est toujours possible, y= <|* tangç, elle deviendra
2 sinç C0S9 sin2 9
or, la plus grande valeur de sin2? est l'unité; donc, etc.
Donc, si Ton dénote par n une quantité égale ou moindre que la
plus petite des quantités ty, <]/, . . . , la quantité •= sera nécessairement
plus grande que la somme des quantités imaginaires dont nous parlons. Donc, en général, la quantité
sera plus grande que la somme de toutes les quantités
Donc, si Ton a
+ -nr7ï = OU <-,
p 2 A-i pHl ^2
A et n étant prises positivement, on sera sûr que la racine / tombera entre les limites proposées.
Or, pour avoir les nombres A et n, lorsqu'on ne connaît pas d'avance les racines de l'équation proposée, il n'y aura qu'à chercher dans l'équation des différences (D) du n° 8 la limite / des racines positives et la limite — h des racines négatives, et l'on pourra prendre pour A un
nombre quelconque = ou < — -> et pour H un nombre quelconque = ou <-p; cela suit évidemment de ce que nous avons démontré dans l'endroit cité.