I. BrilUmentf éclat
s. Lisez : Uégistants (édit. de 1648; en latin, megistanas\ grands seigneurs. On a substitué, dans Tédition de 164 5, magistrats à mégis^ Nmts, magistants.
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ticus eut Agrippa pour gendre, Tibérius pour père de son gendre, et Drusus César pour arrière-neveu; et toutefois avec tous ces noms si grands et si magnifiques, si les lettres de Cicéron ne Tavoient mis au monde, on ne sauroit pas qu'il a vécu. Nous serons couverts d'une pi*ofonde épaisseur de siècles qui tomberont sur nous ; il y aura quelques esprits qui lèveront la tête, et longtemps disputeront la conservation de leur mémoire, mais à la fin ils succomberont eux-mêmes, et comme les autres, seront noyés en Tabtme d'un silence perpétuel. Ce que promettoit Épicure à son ami, je le vous promets, Lucilius. J ai du crédit avec la postérité : j'ai de quoi faire vivre ceux qu'il me plaira mener avec moi. Notre Virgile a promis à deux de faire qu'il seroit mémoire d'eux éternellement, et de fait il leur tient promesse :
Fortunati ambo, etc.*.
Tous ceux que la fortune produit à la vue du monde, et que les rois font les pièces principales de leur État, sont honorés et leurs maisons fréquentées , tandis qu'ils vivent; mais ils n'ont pas sitôt fermé les yeux, qu'on n'en parle plus. Il est au contraire des beaux esprits : c'est après la mort qu'on les estime davantage, et non pas eux seulement, mais généralement tous ceux qui eu quelque façon se sont attachés à leur mémoire.
II. Puisqu'Idoménéus a eu place en ma lettre, il est raisonnable qu'il lui en coûte quelque chose. Epicure lui voulant persuader d'enrichir Pythoclès par une voie extraordinaire, mais indubitable, lui dit une parole fort remarquable : « Voulez-vous, dit- il, que Pythoclès soit riche? n'accroissez point ses biens, mais diminuez ses convoitises. » Cette sentence sans interprétation est assez