LE 7 AOUT
Mes chers amis,
Avant-hier, à la Sorbonne, lorsque vous acclamiez avec l’enthousiasme de la jeunesse tous ceux qui vous ont préparé les meilleures ressources du travail, je me disais que non seulement vous donniez un admirable spectacle de reconnaissance,, mais que vous provoquiez encore un phénomène singulier, celui d’embarrasser- vos maîtres qui ne savent comment vous remercier.
Les rôles sont intervertis. C’est vous qui semblez couronner vos professeurs. Dans ce désir de faire éclater vos sentiments de gratitude, vous venez jusqu’ici m’apporter vos vœux et fêter mon cinquantenaire d’étudiant. Je vous remercie de tout mon cœur.
Je vous remercie plus particulièrement, vous, les délégués des Universités étrangères qui, depuis votre arrivée à Paris, donnez à la France des témoignages de sympathie que la France voudrait vous rendre au centuple, mais qu’elle n’oubliera jamais. Je salue respectueusement vos bannières, emblèmes de vos patries.
1. In : Discours aux étudiants. Les fêtes universitaires de 1889. Paris, (s. d.), A. Colin, in- 12; p. 304-305.