Journal de V agriculture, 1870, I, p
contraire, n’éprouve aucune altération dans ses propriétés physiques. La matière abandonnée par le périsperme et représentant 6 pour 100 de son poids paraît jouer le rôle de ciment entre les grains d’amidon et le réseau de gluten qui constituent ce périsperme.
Par suite du traitement précédent, le grain de maïs a éprouvé un ramollissement complet. 11 suffit alors de lè soumettre à une légère pression pour séparer le germe, sans le diviser, du périsperme réduit en farine. On parvient ainsi, au moyen de procédés mécaniques les plus élémentaires de broyage, de tamisage et de séchage, à obtenir d’un côté les germes huileux presque intacts mélangés aux pelures, de l’autre la farine pure que les mailles du tamis peuvent débiter en grains d’une finesse extrême.
L’action de l’acide sulfureux précédemment décrite avait été mise à profit dans certaines industries pour ramollir les gruaux du maïs ; mais on n’avait pas encore tiré parti de cet agent en opérant sur le grain entier, et dans le but de séparer le germe de la farine.
D’un autre côté, tandis que la farine du maïs contient, d’après les analyses de Payen, 28 pour 100 d’amidon et 33 pour 100 de matières grasses, celle de M. Chiozza exempte d’huile renferme 78 pour 100 d’amidon, 6 pour 100 de matières azotées et seulement 0,6 pour 100 de cendres.
La quantité totale de farine représente plus de 67 pour 100 du poids du maïs ; elle a déjà reçu des applications nombreuses. Grâce à la grande proportion d’amidon qu’elle contient, grâce aussi à la blancheur et à la petite quantité de son gluten, elle a pu remplacer la fécule dans beaucoup d’industries; légèrement torréfiée, elle paraît être susceptible d’être substituée dans la brasserie à une partie du malt d’orge.
Enfin, les germes huileux mis à part peuvent être employés à 1 extraction de l’huile, ou, mélangés aux pelures, constituer un excellent produit pour l’alimentation du bétail.
MELANGES SCIENTIFIQUES ET LITTERAIRES
OBSERVATIONS