Voir p. 37-39 du présent volume. ( Notes de l’Edition
La cellule dont vous parlez pourrait-elle, elle-même, être produite en dehors de l’action du soleil ?
Voici ma réponse : La cellule de mycoderma aceti ou telle autre cellule de mucédinée se rattache, par ses ascendants, à l’origine même de la vie; on ne saurait produire ces cellules par génération spontanée. Où et comment ces cellules ont-elles pris naissance pour la première fois? Nul ne peut le dire, parce que nous ne savons rien du mystère de l’origine de la vie à la surface de la terre.
SUR UN FAIT DE GUÉRISON DE FIÈVRES INTERMITTENTES l1)
A l’occasion de la Note que vient de lire M. le Dr Guéneau de Mussy (2), et dans laquelle il a rappelé les travaux considérables accomplis dans ces dernières années en Angleterre sur la fièvre typhoïde, je prie l’Académie de me permettre de lui signaler un fait de guéiison de fièvres intermittentes, dont j’ai été le témoin dans les circonstances suivantes :
Un jeune homme que je connais tout particulièrement souffrait de fièvres intermittentes depuis l’automne de l’année dernière ; les accès étaient devenus fort inquiétants. Au mois de juin dernier, ils se produisaient régulièrement tous les trois jours. Le sulfate de quinine ayant été impuissant à faire disparaître le mal, je dis un jour à ce jeune homme : Vous pourriez peut-être essayer des injections sous-cutanées à 1 acide phénique ; j’ai vu dans le courant de cette semaine M. le D1 Declat, qui prétend guérir facilement par ce moyen toutes les fièvres intermittentes (3). Ce jeune homme alla trouver le Dr Déclat qui lui fit successivement, du 20 juin au 2 juillet, onze injections de C gouttes chacune, soit d’acide phénique à 2 1/2 pour 100, soitde phénate d’ammoniaque au même titre.
L accès du 6 juillet ne revint pas et depuis lors le malade va très bien et n a plus eu le moindre accès de fièvre. Les injections ont toutes été faites sur le ventre et de côté, à droite ou à gauche.
1113 Bulletm de l'Académie de médecine , séance du 28 novembre 1876, 2» sér., V, p. 1112-
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3. Déclat. Traité de l'acide phénique. Paris (2« éd.), 1874, in-16. (Notes de l’Édition.)
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES
Le jeune homme dont je parle ayant été chasser en Sologne pendant les dernières vacances trouva dans la maison qu’il habitait deux manœuvres, l’homme et la femme, très malades de la fièvre intermittente. Les accès revenaient pour chacun d’eux tous les jours vers midi. Pour le mari, qui était le plus malade et alité, la fièvre durait depuis six semaines ; pour là femme, depuis quelques jours seulement. Lhi étudiant en médecine, ami du jeune homme qui avait été guéri à Paris et qui se trouvait alors son compagnon de chasse, fit deux injections de L gouttes chacune au mari, qui eut le soir un accès très violent, avec délire pendant six heures; dès le lendemain l’appétit lui revint sans accès nouveau ; depuis le 10 septembre, il est tout à fait guéri.
La femme reçut deux injections de G gouttes; le soir elle eut une fièvre assez intense, beaucoup moins intense cependant que celle provoquée par le dernier accès chez son mari ; le lendemain, 1 accès quotidien ne revint pas, et depuis lors la fièvre n’a pas reparu ; elle est également complètement guérie.
Je m’empresse d’ajouter que ma seule prétention est de communiquer à l’Académie et de soumettre à son appréciation des faits dont le hasard m’a rendu témoin. Je ne me fais aucunement juge d’une doctrine, encore moins d’une pratique médicale ; mais j’ai pensé que l’Académie de médecine serait la première à me blâmer de ne pas avoir porté à sa connaissance des faits qui sont de nature à intéresser 1 art médical.
OBSERVATIONS ('