‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 56 sur 166 · Rapport n° 64, de 1880. Inédit. (iYo!e de l’Édition · texte numérisé non relu

Rapport n° 64, de 1880. Inédit. (iYo!e de l’Édition

MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES

pour mouiller complètement, plusieurs doubles de papier dans lequel elle était enveloppée. Son goût était, pour les parties superficielles, aigre et désagréable. Evidemment la viande en se dégelant et en restant exposée à 1 air pendant trois jours au moins était devenue mauvaise, et si je n’avais eu entre les mains que le morceau prélevé le 2 février par M. l’Inspecteur principal, j’aurais dû faire beaucoup de réserves sur la qualité de cette viande. Mais le hasard a voulu que je fusse mis en mesure d’examiner d’autres échantillons de la viande apportée par le même navire. Un ingénieur de la marine m’expédia, en effet, à deux reprises, du Havre des gigots congelés et non congelés et ultérieurement des côtelettes congelées prises au marché des Carmes. Ces nouveaux morceaux ont pleinement satisfait toutes les personnes qui en ont mangé, et en définitive mon opinion n est pas moins favorable que celle de M. l’Inspecteur principal de la boucherie sur la valeur et la qualité de cette viande.

Toutefois, on peut induire, de ce qui s’est passé pour l’échantillon adressé par l’Administration, que cette viande, qui arrive dans le meilleur état sur le marché de Paris, doit être débitée et mise en consommation assez promptement. Dans ces conditions, elle ne laisse vraiment rien à désirer.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’hommage de mon respect.

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