‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 60 sur 166 · L. Pasteur. L. Colin · texte numérisé non relu

L. Pasteur. L. Colin

Discussion.

M. Armand Gautier rappelle les expériences de M. Pasteur, qui démontrent la supériorité de l’action de l’air humide sur l’action de l’air sec. En ce qui touche les craintes de dissémination des germes, il n’y a pas lieu de s’y arrêter, pourvu que l’on prenne quelques précautions et que l’on enveloppe les linges infectés, par exemple, avec de la toile cirée.

M. Pasteur confirme les observations de M. Gautier sur l’emploi de l’air humide. « Je n’ai jamais vu, dit-il, des germes résister à -(-110° à l’état humide, et les organismes adultes résistent rarement à -f- 50°, à 60° à l’état humide. Les germes de la bactéridie charbonneuse supportent facilement — j— 90° ; les filaments meurent au contraire vers 45°; on sait également que, pour conserver le lait, il faut lui faire subir une température de-)- 110° et que -j- 100° ne suffisent pas. »

La question du transport est des plus importantes; mais la dissémination serait facilement empêchée si l’on emportait, de la chambre des malades à la voiture, les objets à désinfecter dans une caisse de tôle avec couvercle, laquelle caisse recevrait les objets dans la chambre même. La caisse serait ensuite désinfectée comme la voiture elle-meme, au moyen d un jet de vapeur, à son arrivée au local de désinfection.

II. — INTERVENTIONS AU CONSEIL D’HYGIÈNE PUBLIQUE ET DE SALUBRITÉ (LA PLUPART INÉDITES)

Séance du 12 janvier 18 77.

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